Ce jugement de A.C. Soud, de Jacksonville (550 kilomètres au Nord de Miami), ouvre la voie à l’exécution d’un condamné à mort, Leo Jones, reconnu coupable du meurtre d’un policier en 1981 et qui devait être exécuté le 15 avril.
Jones, âgé de 45 ans, a bénéficié d’une décision de la Cour suprême de Floride qui a ordonné une série d’audiences, la semaine dernière, pour déterminer si la chaise électrique constituait un châtiment «inhabituel», notamment en raison de ce type de défaillance dont elle a fait preuve.
Parmi les témoignages figurait celui d’un pasteur qui avait assisté à l’incident durant l’exécution d’un ancien réfugié cubain condamné pour meurtre: des flammes de 35 centimètres avaient jailli brusquement du masque du supplicié au moment de l’électrocution, probablement en raison de l’utilisation de matériel insuffisamment résistant à la chaleur.
Pedro Medina, 39 ans, avait été exécuté le mois dernier à la prison de Starke (Floride) pour le meurtre d’une voisine en 1982.
Le pasteur Glen Dickson a déclaré que le supplicié avait inspiré à trois reprises durant la minute suivant la décharge électrique et après que les flammes se furent éteintes. L’Etat de Floride a, en revanche, fait témoigner deux médecins pénitentiaires qui ont assuré que la mort avait été instantanée et sans douleur.
D’autres experts ont estimé que la chaise électrique de Floride, construite en 1923, fonctionnait normalement.
Le gouverneur de Floride, Lawton Chilles, doit désormais fixer dans les dix jours une nouvelle date pour l’exécution de Leo Jones, qui a assisté aux quatre journées de débats de la commission.


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