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Actualités - Chronologie

Nouveau duel à distance Juppe-Jospin

PARIS, 28 Avril (Reuter). — A un mois du premier tour des législatives, Alain Juppé a mis les Français en garde contre les risques d’une cohabitation «qui tirerait forcément la France un petit peu vers le bas». Lionel Jospin, lui, a prédit que la dissolution allait «se retourner contre ses auteurs».
Le chef de la majorité et leader de l’opposition se sont livré un nouveau duel à distance, Alain Juppé se faisant le promoteur de l’«harmonie» qui régnerait au sommet de l’Etat en cas de victoire du RPR et de l’UDF, Lionel Jospin se disant prêt à gouverner avec les communistes.
Un nouveau sondage Sofres paru lundi dans «Le Figaro» accorde une courte avance en voix à la majorité RPR-UDF au premier tour des élections, le 25 mai, et un confortable avantage en sièges au soir du deuxième tour.
Invité dimanche soir de 7/7, sur TF1, Alain Juppé a tenté de combattre l’argument utilisé par l’opposition, qui fait du maintien à Matignon d’un des premier ministres les plus impopulaires de la Ve République l’un des enjeux majeurs du scrutin des 25 mai et 1er juin.
Il a affirmé n’être «absolument pas candidat» à sa propre succession à Matignon en cas de victoire de la majorité, tout en rappelant que le choix du premier ministre est «une prérogative» du président de la République.
«Ce serait bien arrogant, bien insolent de dire «mais c’est moi»», a-t-il dit, avant d’ajouter: «Ma seule ambition est d’aider à gagner cette campagne parce que je crois qu’il est de l’intérêt de la France d’avoir une majorité RPR et UDF et pas une majorité PS plus PC. Voilà l’enjeu».

Pas de «combinazione»

Invité à la mi-journée du «Vrai-faux journal» de Canal Plus, Lionel Jospin avait dit se demander «parfois» si Alain Juppé — qui depuis le début de la campagne a fait monter en première ligne à ses côtés le président de l’UDF, François Léotard — était «toujours» le chef de la majorité dans la bataille.
Mardi matin, le premier ministre et président du RPR présentera à Paris, en compagnie du président de l’UDF, le projet de la «majorité présidentielle» pour les législatives.
Sur Canal Plus, Lionel Jospin avait précisé qu’à ses yeux, Alain Juppé «vaut mieux que l’image qu’il donne». «Mais en même temps, il y a cette superbe, il y a cette dureté, il y a cette arrogance dont je crains qu’il ne se défera jamais».
Lors d’un déplacement sur un marché parisien, en ouverture de la campagne des socialistes dans la capitale, le premier secrétaire du PS avait également réclamé une nouvelle fois l’organisation d’un duel télévisé avec Alain Juppé. «Ou il y a un débat à deux ou il y a un débat de toutes les formations politiques. Mais pas de combinazione».
Alain Juppé lui a donné partiellement satisfaction sur TF1 en se disant prêt à un tel face-à-face mais plutôt entre les deux tours. Le premier ministre a ajouté qu’un débat à quatre — RPR-UDF contre PS-PC — gardait sa faveur car «il est utile que les Français sachent ce que ferait chacune de ces majorités, potentielle ou hypothétique».
Alain Juppé a par ailleurs affirmé qu’en cas de victoire, la majorité mettrait en œuvre plusieurs mesures dans les 40 jours suivant l’élection, notamment la création d’un comité qui statuera sur le redémarrage du Superphénix.
Il a aussi assuré que la majorité comptait réduire les déficits et baisser les impôts lors de la prochaine législature.
Lionel Jospin a, quant à lui, fait savoir qu’il était prêt à associer les communistes à un futur gouvernement «s’ils sont capables d’assumer une responsabilité sur une orientation claire qui aura été fixée par les Français et qui sera celle, forcément, du parti de gauche».
Jack Lang a souligné sur France 2 qu’une éventuelle entrée de ministres communistes au gouvernement «serait la conséquence d’un consentement mutuel».
Quant à Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement des citoyens, qui a présenté dans la journée la liste de ses candidats et son programme anti-Maastricht, il a accusé Alain Juppé de tendre vers l’ultralibéralisme et a mis les Français en garde contre «le piège de l’euro».
Selon le sondage Figaro-Sofres, 63% des personnes interrogées jugent que le Parti socialiste n’est pas prêt à gouverner le pays, contre 31% qui sont d’un avis contraire. Elles sont aussi 55% — contre 42% — à ne pas faire confiance au RPR et à l’UDF pour donner un nouvel élan au pays après les législatives.
Selon cette enquête, réalisée les 25 et 26 avril auprès d’un échantillon de 1.000 électeurs, la droite obtiendrait sur les 555 sièges de France métropolitaine une moyenne de 329 sièges contre 202 pour le Parti socialiste, les divers gauche et écologistes, 23 pour le Parti communiste et un siège pour le Front national.
Au premier tour, le RPR et l’UDF obtiendraient 35% des voix, contre 28% au Parti socialiste- 9% au Parti communiste, 5% aux écologistes, 2,5% à l’extrême-gauche, 1,5% aux divers gauche.
A droite, la droite indépendante et les divers droite obtiennent 5% des intentions de vote au premier tour et le Front national d’extrême- droite, 14%.
PARIS, 28 Avril (Reuter). — A un mois du premier tour des législatives, Alain Juppé a mis les Français en garde contre les risques d’une cohabitation «qui tirerait forcément la France un petit peu vers le bas». Lionel Jospin, lui, a prédit que la dissolution allait «se retourner contre ses auteurs».Le chef de la majorité et leader de l’opposition se sont livré un nouveau duel à distance, Alain Juppé se faisant le promoteur de l’«harmonie» qui régnerait au sommet de l’Etat en cas de victoire du RPR et de l’UDF, Lionel Jospin se disant prêt à gouverner avec les communistes.Un nouveau sondage Sofres paru lundi dans «Le Figaro» accorde une courte avance en voix à la majorité RPR-UDF au premier tour des élections, le 25 mai, et un confortable avantage en sièges au soir du deuxième tour.Invité dimanche...