Un tirage a déjà permis de récolter 20.000 dollars que la Fédération reversera en partie à ses sociétés nationales «au prorata du nombre de parieurs par pays».
Ses sociétés en Grèce, au Canada, aux Etats-Unis, au Venezuela et au Japon ont ainsi raflé l’essentiel du magot lors du premier tirage organisé vendredi dernier.
Une partie de la somme sera aussi investie dans les programmes en cours en Corée du Nord, en Albanie ou au Zaïre.
Les 170 sociétés nationales ont été invitées par un courrier de leur fédération à populariser cette loterie virtuelle dans leur propre pays afin d’augmenter ainsi leurs recettes.
C’est également dans cet esprit que la «International Lottery in Liechtenstein Foundation» a accepté de partager ses gains avec cette organisation caritative présente dans le monde entier.
«Nous en espérons un fort regain de popularité et de notoriété», indique Hugo Sele l’un des promoteurs de la Fondation soutenue par le gouvernement de la principauté.
Qualifiée de «première loterie virtuelle» lors de sa création fin 1995, elle n’est en effet pas parvenue l’an dernier à atteindre le nombre de parieurs escompté parmi les millions de surfeurs habituels d’Internet.
Le succès de cette loterie ne dépend en effet pas des 30.000 habitants de ce minuscule Etat, mais des seuls usagers d’Internet invités à pianoter «Plus Lotto», pour tenter de ramasser un jack-pot hebdomadaire d’un million de dollars.
Un millionnaire
à chaque tirage
Chaque vendredi soir, 40 boules numérotées tournent au «Kafferli», un café du centre de Vaduz, la capitale de 5.000 habitants. Vendredi, aucun parieur n’a trouvé les six bons numéros qui viennent s’afficher en direct sur Internet.
«Nous regrettons que personne n’ait joué les six bons numéros, mais nous nous attendons à avoir un millionnaire à chaque tirage lorsque nous approcherons notre objectif de quatre millions d’entrées par semaine», a indiqué Dwight Mihalicz, responsable des «sources de financement » au sein de la Fédération.
Le coût de fabrication de ce nouveau produit «made in Liechtenstein» est assez bon marché. Ici pas d’impression de tickets et pas de commissions à des intermédiaires puisque l’on ne peut parier que sur le site du réseau Internet.
Bon prince, on a bloqué l’accès de cette loterie aux voisins suisses pour ne pas concurrencer leurs billets de loteries vendus en kiosque.
Mais le reste du monde est invité à sortir sa carte de crédit pour rafler la mise. La société britannique Micro Media Services Ltd, responsable technique du projet et partiellement de l’idée, assure avoir développé un système de sécurité empêchant toute utilisation abusive de ces cartes.
Le parieur doit également indiquer — c’est une nouveauté — à qui il destine une partie de la somme misée puisque 5% seront reversés à des «œuvres». Il dispose d’un large choix allant d’associations de défense des animaux à des organisations mondiales comme l’UNICEF, pour peu qu’elles aient une représentation dans la principauté.
Les joueurs peuvent gagner jusqu’à 65% du total des mises, soit plus que la moyenne des autres loteries nationales, affirme-t-on à Vaduz. 5% seulement sont destinés aux «œuvres» et 30% couvrent les frais opérationnels.
Pays de 160 km2, coincé entre la Suisse et l’Autriche, le Liechtenstein s’offre aussi avec sa loterie une campagne de promotion à moindre prix.
Le site vante l’action des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge auprès des démunis, mais rappelle aussi que la principauté est un havre fiscal connu autant pour ses timbres que pour ses innombrables banques et sociétés fiduciaires.


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