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Actualités - Chronologie

Kasparov contre Deep Blue : la revanche

NEW YORK, 28 Avril (AFP). — Le Russe Garry Kasparov, champion du monde d’échecs, accordera à partir de samedi 3 mai et jusqu’au 11 mai à New York une revanche au super-ordinateur d’IBM, «Deep Blue», qu’il avait battu en février 1996 à Philadelphie sur le score de quatre points à deux.
Ce challenge disputé sous les auspices de l’Association for Computing Machinery (ACM), se jouera en six parties au «Equitable Center» de New York et sera doté de 700.000 dollars au vainqueur et 400.000 au perdant.
Se posant comme le champion du genre humain, Kasparov, 34 ans, est convaincu qu’aucun ordinateur, aussi puissant soit-il, ne pourra le vaincre d’ici à la fin du siècle, lors d’un match disputé selon une cadence de compétition officielle (40 coups en deux heures de réflexion par joueur).
«Prêt à relever tous les défis», Kasparov affirme qu’il est «absolument vital de jouer et de se battre aussi longtemps que nous le pouvons» pour conserver «la suprématie des êtres humains sur les machines dans des domaines purement intellectuels, même si un jour», ajoute-t-il, «je serais condamné à perdre».
Après sa victoire l’an dernier contre «Deep Blue», il avait immédiatement lancé un nouveau défi aux programmeurs du centre de recherche Thomas J. Watson de Yorktown Heights (New York) du constructeur américain.
L’équipe scientifique d’IBM a relevé le gant.
Deep Blue 97, surnommé «Deeper Blue», est deux fois plus rapide que son prédécesseur, selon IBM.
Sous le capot, le moteur de «Deep Blue» est un super-ordinateur RS/6000 SP de 1,4 tonne, équipé de nouveaux «Power 2 Super Chip» (P2SC), avec un total de 256 processeurs travaillant en parallèle.

«Trop tôt»

Cet équipement hardware lui permet d’évaluer 200 millions de positions par seconde et de calculer de 100 à 200 milliards de coups en trois minutes, le temps alloué en moyenne à chaque coup, lors d’une partie d’échecs.
Mais «Deep Blue» ne se contente pas de la force brute d’un super-ordinateur, déjà utilisé, selon IBM, dans l’analyse de tendances sur les marchés financiers, l’analyse de risques pour les assurances ou la recherche sismique dans l’industrie pétrolière.
«Deep Blue» s’est aussi préparé pour cette revanche: ses connaissances ont été améliorées sous les conseils du grand maître américain Joël Benjamin, engagé comme consultant.
Battu l’an dernier lors d’une première partie qui avait fait grand bruit, Kasparov n’a rien laissé non plus au hasard. Comme s’il s’agissait d’un championnat du monde, il s’est consciencieusement préparé pendant quatre semaines dans son camp d’entraînement de Podolsk, près de Moscou, avec son secondant Youri Dokhoïan.
Le champion du genre humain, incontestable numéro un mondial aux échecs depuis douze ans, demeure le favori des experts.
«Je pense que c’est encore trop tôt pour l’ordinateur», affirme l’informaticien britannique Richard Lang, dont les programmes ont remporté plusieurs championnats du monde des micro-ordinateurs.
«Kasparov a l’intuition et l’intelligence humaines et je parie mon argent sur lui», a déclaré M. Lang.
Une intuition qui permet à Kasparov de déséquilibrer le jeu, en introduisant notamment des positions stratégiques où la valeur théorique des pièces varie, afin de prendre en défaut la programmation de la machine.
Les six parties de ce challenge IBM se joueront les 3, 4, 6, 7, 10 et 11 mai à partir de 19h00 GMT et seront retransmises sur Internet (www. chess. ibm. com). L’an dernier, le site officiel du match avait reçu six millions de visites.
NEW YORK, 28 Avril (AFP). — Le Russe Garry Kasparov, champion du monde d’échecs, accordera à partir de samedi 3 mai et jusqu’au 11 mai à New York une revanche au super-ordinateur d’IBM, «Deep Blue», qu’il avait battu en février 1996 à Philadelphie sur le score de quatre points à deux.Ce challenge disputé sous les auspices de l’Association for Computing Machinery (ACM), se jouera en six parties au «Equitable Center» de New York et sera doté de 700.000 dollars au vainqueur et 400.000 au perdant.Se posant comme le champion du genre humain, Kasparov, 34 ans, est convaincu qu’aucun ordinateur, aussi puissant soit-il, ne pourra le vaincre d’ici à la fin du siècle, lors d’un match disputé selon une cadence de compétition officielle (40 coups en deux heures de réflexion par joueur).«Prêt à relever tous les...