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Actualités - Chronologie

Ouverture aujourd'hui au Caire du progrès d'un espion israélien

LE CAIRE, 23 Avril (AFP). — Le procès d’un Israélien accusé d’espionnage au profit d’Israël avec la complicité d’un Egyptien et de deux Israéliennes, s’ouvre jeudi devant la Haute Cour de sûreté de l’Etat du Caire, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Azzam Azzam, un Druze de 34 ans, et l’Egyptien Imad Ismaïl, 24 ans, seront dans le box des accusés de cette juridiction civile d’exception, dont les verdicts sont sans appel. Ils sont tous deux détenus dans la prison de Tora, dans le sud de la capitale, depuis leur arrestation en novembre en Egypte.
Deux Arabes israéliennes, Zahra Youssef Jéris et Mona Ahmed Shawahna, employées dans une usine textile dans le nord d’Israël, seront jugées par contumace. Elles ont démenti toute implication dans cette affaire.
Un porte-parole de l’ambassade d’Israël au Caire a déclaré qu’il revenait à la famille de M. Azzam de «charger un avocat égyptien pour assumer sa défense». «Le consul israélien au Caire assistera jeudi à l’ouverture du procès», a-t-il toutefois ajouté.
Selon l’acte d’accusation, il s’était livré à des activités d’espionnage «du 10 mars au 23 octobre 1996, en aidant Imad Ismaïl à commettre son crime consistant à fournir des informations à un pays étranger».
Il est reproché à M. Azzam d’avoir «fourni à l’Egyptien des vêtements et de l’encre sympathique. Ces vêtements ont été retrouvés dans la maison d’Imad Ismaïl ainsi que des photos le montrant en compagnie des deux autres accusées».
Toujours selon l’acte d’accusation, Imad Ismaïl «a reçu de Mona Shawahna 650 dollars comme accompte et elle lui a promis une prime mensuelle de 1.000 dollars en échange d’informations».
Azzam Azzam travaillait au Caire comme technicien pour la société israélienne de textile Tifon. Il avait été arrêté le 6 novembre et placé cinq jours plus tard en garde à vue. Quatre jours avant lui, Imad Ismaïl, travaillant dans la même entreprise, avait été incarcéré.
La date du procès avait été fixée au 4 mars, à la veille d’une visite au Caire du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a toujours clamé l’innocence de M. Azzam.
A l’issue de son entretien avec M. Netanyahu, M. Moubarak avait laissé la porte ouverte à la libération du ressortissant israélien à l’issue du procès. Constitutionnellement, M. Moubarak peut grâcier un condamné ou commuer sa peine.
«Notre constitution ne nous donne pas le droit de faire quoi que ce soit avant que la cour ne prononce son verdict (...) J’attends de voir ce qui va se passer. Nous ne fermons pas la porte. Nous en avons libéré deux auparavant», avait-t-il déclaré.
En février 1992, deux Israéliens, Farès Misrati et sa fille Faïka, avaient été arrêtés au Caire pour espionnage avant d’être libérés quelques mois plus tard sans être traduits en justice.
Selon l’hebdomadaire égyptien «al-Moussawar», 20 réseaux d’espionnage au profit d’Israël ont été démantelés depuis la signature du traité de paix égypto-israélien en mars 1979.
LE CAIRE, 23 Avril (AFP). — Le procès d’un Israélien accusé d’espionnage au profit d’Israël avec la complicité d’un Egyptien et de deux Israéliennes, s’ouvre jeudi devant la Haute Cour de sûreté de l’Etat du Caire, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.Azzam Azzam, un Druze de 34 ans, et l’Egyptien Imad Ismaïl, 24 ans, seront dans le box des accusés de cette juridiction civile d’exception, dont les verdicts sont sans appel. Ils sont tous deux détenus dans la prison de Tora, dans le sud de la capitale, depuis leur arrestation en novembre en Egypte.Deux Arabes israéliennes, Zahra Youssef Jéris et Mona Ahmed Shawahna, employées dans une usine textile dans le nord d’Israël, seront jugées par contumace. Elles ont démenti toute implication dans cette affaire.Un porte-parole de l’ambassade...