Non moins de 140 exposants, venus de vingt pays, sont présents à ce salon. Les secteurs d’activités représentés sont variés: équipement hôtelier et de restauration, art de la table mais aussi linge, hygiène, sécurité et mobilier comptent de nombreux stands; l’informatique adaptée aux services de la profession est également présente, ainsi que des stands réservés à l’alimentation proprement dite. Comme l’explique Mme Joumana Dammous, l’animatrice de ce salon, «la nouvelle tendance du salon réside dans la présentation de plusieurs franchises. Ces systèmes d’exploitation étant, particulièrement en restauration, très proches des normes internationales, leur implantation au Liban peut être envisagée avec confiance et d’ailleurs de nombreux visiteurs libanais et étrangers se sont déjà intéressés aux produits proposés».
Sous l’angle des
conférences
Lieu de rencontre, le salon a offert aussi, pendant cinq jours, plusieurs animations et conférences de même que des séminaires de perfectionnement technique. Comme chaque année, maintenant, M. Serge Perrot, directeur de «France Qualité Formation», a animé ainsi une conférence sur la formation hôtelière et touristique. M. Missir, représentant l’«enseignement catholique», a exposé les possibilités de formation aux techniques hôtelières. M. Nohad Dammous a, quant à lui, précisé le fonctionnement de l’«ADFTH» libanaise, dont le rôle est de coordonner les actions entre les pouvoirs publics et les initiatives privées en matière de formation. Une démarche professionnelle cohérente de disposer d’un classement des différentes structures d’hébergement touristique.
Quinze à vingt ans
pour réhabiliter
le parc hôtelier
Par ailleurs, un bilan du parc hôtelier a été dressé par des spécialistes dont MM. Raymond Daoud, président de Faqra, Oussama Kabbani, directeur de Solidère, entre autres intervenants. Selon les conférenciers, il existait 536 hôtels en 1974, qui comptent quelque 25.000 chambres alors que ce nombre n’était plus que de 235 hôtels en 1991, pour 10.300 chambres. Cette baisse de 60% environ n’est que très partiellement compensée avec 25 hôtels nouveaux seulement construits ou rénovés entre 1991 et 1996 (soit 1454 chambres de plus). Par ailleurs, la part du PIB de l’hôtellerie au Liban qui représentait 18% en 1975 ne compte plus que pour 3,5% en 95. Selon les experts réunis lors de ce salon, il faudrait 15 à 20 ans pour réhabiliter le parc hôtelier d’antan. Toutefois, des saisons promotionnelles tels le mois du tourisme en février dernier (qui a attiré quelque 100.000 visiteurs) et le festival du tourisme durant l’été prochain devraient contribuer à la relance de ce secteur très endommagé par la guerre et… par le manque de paix dans la région. Seul rescapé d’un paysage du tourisme libanais quelque peu désolé, le secteur de la restauration affiche lui 350 ouvertures nouvelles de 1991 à 97 (soit environ un restaurant nouveau par semaine).
Gérard de HAUTEVILLE


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir