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Actualités - Chronologie

Rollys Royce retourne en Egypte

LE CAIRE, 25 Avril (AFP). — Rolls Royce vient de vendre en Egypte sa première voiture depuis la chute il y a près d’un demi-siècle du roi Farouk et l’instauration d’un régime socialiste sous la houlette du président Gamal Abdel Nasser. «Nous avons ouvert à la mi-mars et nous avons déjà vendu notre première Rolls Royce, mais ne comptez pas sur nous pour vous donner son prix et encore moins l’identité de l’acheteur», indique Patrick O’Halloran, directeur des ventes de la compagnie Mohamed Mahmoud Sons, concessionnaire également de Jaguar et de Bentley.
Ce secret a suscité des spéculations parmi les Egyptiens qui avancent les noms de tous les privilégiés du pays, écartant toutefois les politiciens qui ne «voudraient pas s’attirer les foudres du peuple».
Comme on ne prête qu’aux riches, c’est le nom de Fifi Adbou, la plus célèbre danseuse du ventre et la première contribuable du pays qui est avancé le plus souvent. Mais il pourrait s’agir d’une fausse piste, car M. O’Halloran a lâché qu’il s’agissait d’«un industriel égyptien».
Le véhicule vendu est un modèle haut de gamme, une Silver Spur équipée d’un moteur turbo et devrait arriver dans trois mois. La moins chère des Rolls Royce mise en vente dans le pays est une Silver Dawn et les prix commencent à 2 millions de livres égyptiennes (590.000 dollars) pour le modèle standard, soit mille ans de travail pour un salarié moyen en Egypte.
«Les gens n’achètent pas cette voiture pour se pavaner. Bien sûr, tout le monde l’admire pour sa beauté, mais ceux qui l’achètent sont généralement des personnes très timides, qui ont travaillé très dur, gardent un profil bas et ne veulent nullement attirer l’attention», ajoute M. O’Halloran.
Il ne voit aucune raison pour que l’Egyptien moyen éprouve du ressentiment en voyant un tel luxe rouler dans les rues du Caire. «Pourquoi devrait-il en avoir, il voit des Mercedes et des Jaguar tout le temps», réplique-t-il.
Tout en ayant basé son étude de marché sur le succès en Egypte de Mercedes et plus récemment de Jaguar, introduite il y a dix-huit mois en Egypte, également par Mohamed Mahmoud Sons, Rolls Royce a des ambitions modestes.
«Si nous vendons entre trois et cinq Rolls durant la première année, nous nous estimerons très heureux», précise-t-il.
«Nous désirions nous installer en Egypte depuis très longtemps mais nous avons attendu le changement économique. Le marché s’élargira sûrement avec l’épanouissement de l’économie égyptienne qui a vraiment pris son envol», a-t-il précisé.
L’Egypte a lancé depuis cinq ans un programme de privatisation et compte aujourd’hui plusieurs dizaines de millionnaires qui n’ont plus peur de s’afficher.
L’ambassade de Grande-Bretagne a organisé une réception officielle pour marquer l’arrivée de Rolls Royce dans le pays.
M. O’Halloran souligne que la campagne publicitaire s’est faite uniquement dans les plus grands journaux et magazines, mais repose largement sur «le contact personnel avec d’éventuels acheteurs».
«Pour assurer la maintenance, colonne vertébrale de toute compagnie respectable, nous avons établi un atelier de réparation avec vingt mécaniciens formés au plus haut niveau», affirme le directeur adjoint des ventes, M. Wael Choukri, qui rappelle que «les Rolls ne tombent pratiquement jamais en panne».
Une vingtaine de Rolls et de Bentley achetées par les riches Egyptiens avant la chute de la royauté en 1952 sont encore en circulation en Egypte.
LE CAIRE, 25 Avril (AFP). — Rolls Royce vient de vendre en Egypte sa première voiture depuis la chute il y a près d’un demi-siècle du roi Farouk et l’instauration d’un régime socialiste sous la houlette du président Gamal Abdel Nasser. «Nous avons ouvert à la mi-mars et nous avons déjà vendu notre première Rolls Royce, mais ne comptez pas sur nous pour vous donner son prix et encore moins l’identité de l’acheteur», indique Patrick O’Halloran, directeur des ventes de la compagnie Mohamed Mahmoud Sons, concessionnaire également de Jaguar et de Bentley.Ce secret a suscité des spéculations parmi les Egyptiens qui avancent les noms de tous les privilégiés du pays, écartant toutefois les politiciens qui ne «voudraient pas s’attirer les foudres du peuple».Comme on ne prête qu’aux riches, c’est le nom de...