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Actualités - Chronologie

Le sommet Mobutu-Kabila reste incertain Inquiétude et confusion à Kinshasa

KINSHASA, 24 Avril (AFP). — «On ne comprend plus rien. Qui, du président Mobutu ou de Kabila, ne veut pas négocier?», s’interroge jeudi à Kinshasa, Calixte Kalala, un employé d’hôtel, alors que le fils du président zaïrois, Nzanga Mobutu, a réaffirmé la veille que son père refusait de se rendre en Afrique du Sud pour y rencontrer le chef des rebelles.
«Il faut bien qu’ils (MM. Mobutu et Kabila) parviennent à s’entendre pour nous épargner un bain de sang inutile», ajoute M. Kalala, qui estime «encourageante» la proposition faite — selon Nzanga Mobutu — par le chef des rebelles d’une rencontre à Lubumbashi, en «terre zaïroise».
Mercredi, le fils et porte-parole du chef de l’Etat zaïrois avait affirmé au cours d’une conférence de presse à Kinshasa que son père, lors d’un entretien téléphonique mardi soir avec son homologue sud-africain Nelson Mandela, avait refusé l’invitation de ce dernier pour raisons de santé. Mais le porte-parole de la présidence sud-africaine, Parks Mankahlana avait aussitôt démenti ces informations.
Selon Nzanga Mobutu, M. Kabila a par ailleurs proposé une rencontre dans la deuxième ville du pays, Lubumbashi (Sud-Est), conquise par ses troupes le 10 avril. Le lieu «ne nous paraît pas neutre», avait poursuivi le fils du président zaïrois, indiquant que son père préférait rencontrer le chef de la rébellion au Congo voisin.
«Ces déclarations nous mettent dans une confusion totale», ajoute Kalala.
Pour Jeanne Bolongo, comptable dans une société de communication, MM. Mobutu et Kabila se livrent à un «jeu de cache-cache» qui montre leurs intentions réelles. Le premier, estime-t-elle «n’entend pas se rendre à la table de négociations tant qu’il n’est pas sûr qu’il se maintiendra au pouvoir», alors que le second, «fort de ses victoires militaires, veut gagner du temps pour bien préparer une offensive sur Kinshasa».
«Une solution militaire entraînera des tueries dans la capitale, pas seulement par le fait des rebelles, mais également en raison des règlements de comptes interethniques qui pourraient s’ensuivre», se plaint-elle.
A Kinshasa, les journaux d’opposition s’inquiètent eux aussi des lenteurs dans l’organisation du sommet Mobutu-Kabila, alors que la rébellion continue de gagner du terrain.
Quant à «La Référence plus», proche de l’opposition radicale, elle estime que «le moment est venu pour le président Mobutu, au pouvoir depuis 37 ans, de se retirer dans la dignité, plutôt que de mettre en danger la vie des milliers de personnes qui n’ont que faire de la lutte de pouvoir entre le chef rebelle et lui».
En dépit de l’incertitude pesant sur le sommet, le président zaïrois demeure toujours attaché au principe de la rencontre, avait réaffirmé son fils. Son conseiller spécial, Honoré Ghanda Nzambo se trouve depuis mercredi en Afrique du Sud, où il a entamé des discussions avec le vice-président sud-africain Thabo Mbeki.
KINSHASA, 24 Avril (AFP). — «On ne comprend plus rien. Qui, du président Mobutu ou de Kabila, ne veut pas négocier?», s’interroge jeudi à Kinshasa, Calixte Kalala, un employé d’hôtel, alors que le fils du président zaïrois, Nzanga Mobutu, a réaffirmé la veille que son père refusait de se rendre en Afrique du Sud pour y rencontrer le chef des rebelles.«Il faut bien qu’ils (MM. Mobutu et Kabila) parviennent à s’entendre pour nous épargner un bain de sang inutile», ajoute M. Kalala, qui estime «encourageante» la proposition faite — selon Nzanga Mobutu — par le chef des rebelles d’une rencontre à Lubumbashi, en «terre zaïroise».Mercredi, le fils et porte-parole du chef de l’Etat zaïrois avait affirmé au cours d’une conférence de presse à Kinshasa que son père, lors d’un entretien...