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Actualités - Chronologie

Guide du randonneur

ANOST (France), 21 Avril (AFP). – Depuis vingt ans, Didier Cornaille parcourt les régions de France, à cheval, pour recenser les chemins abandonnés et les rendre aux randonneurs, à qui quelque 140.000 kilomètres de sentiers balisés sont déjà accessibles dans l’Hexagone.
«Certains se passionnent pour la sauvegarde des châteaux ou des moulins à vent, moi, ça a été les chemins». Ce fils d’agriculteur du Nord, ancien journaliste, a décidé de vivre de sa passion et de se consacrer à l’écriture de guides, dont le vingt-quatrième, «Les vallées de la Loue et du Lison» en Franche-Comté (est), sortira en juin (éditeur Solar).
«Un chemin publié (dans un guide), c’est un chemin sauvé», conclut-il. Il a ainsi parcouru plus d’une dizaine de milliers de kilomètres.
Le chemin, c’est à l’origine le passage de l’homme qui trace le gibier puis, jusqu’à l’avènement de la voiture et du bitume, «le seul et unique moyen de communication» dans les campagnes. «Ils portent la marque des hommes», notamment ceux qui datent de l’époque romaine.
Après la Deuxième Guerre mondiale, avec la voiture et le remembrement agricole, les chemins disparaissent ou sont abandonnés. Et Didier Cornaille d’évoquer avec colère ce chemin de Bretagne (ouest) transformé en fosse à lisier par un agriculteur soucieux d’économie.
Mais ces passages connaissent une seconde jeunesse depuis une dizaine d’années, avec le boum de la randonnée, un sport qui compte officiellement quelque 300.000 amateurs en France.

La pierre qui vire

Pour eux, chaque année, à la fin de l’été, cet homme de 54 ans, yeux bleus et moustache broussailleuse, quitte sa maison d’Anost, un petit village du Morvan (centre-est), pour découvrir une nouvelle région en compagnie de son cheval barbe Spahi. Pour se préparer, il se plonge dans les romans évoquant la région visitée, qui permettent «d’entrer dans le pays».
Pour ces balades, «qui coûtent moins cher que des vacances sur la Côte d’Azur», Didier Cornaille fourre dans son sac une carte détaillée de la région choisie, «un bout de fromage et de saucisson» et quelques livres. Il dort dans les gîtes, les fermes et les auberges, «car on y rencontre les gens du pays». Ce sont eux qui vont le guider et lui indiquer tel ou tel chemin ou endroit digne d’attention.
Résultat, ses guides des chemins permettent de «parler du pays», sur tous les plans. Ils proposent des promenades mais abordent aussi les aspects historiques, géologiques ou encore botaniques des endroits parcourus.
A Anduze (sud), alors qu’il cherchait un endroit pour attacher son cheval, le pharmacien lui a montré un anneau fiché dans une porte de bois, auquel, a-t-il assuré, l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson avait accroché son âne Modestine lors de son «Voyage avec un âne à travers les Cévennes» à la fin du siècle dernier.
Et dans la vallée de la Loue, le responsable d’un gîte lui a révélé le secret de «la pierre qui vire», une roche de 6 mètres de hauteur, avec une petite niche comportant une statuette de la Vierge, à l’aplomb d’une rivière. La légende veut qu’à chaque nuit de Noël, la pierre effectue un tour sur elle-même.
Personne n’ose affirmer que c’est faux car ce serait reconnaître ne pas être allé à la messe de minuit et être donc «en état de péché», déclare Didier Cornaille avec un clin d’œil malicieux.
ANOST (France), 21 Avril (AFP). – Depuis vingt ans, Didier Cornaille parcourt les régions de France, à cheval, pour recenser les chemins abandonnés et les rendre aux randonneurs, à qui quelque 140.000 kilomètres de sentiers balisés sont déjà accessibles dans l’Hexagone.«Certains se passionnent pour la sauvegarde des châteaux ou des moulins à vent, moi, ça a été les chemins». Ce fils d’agriculteur du Nord, ancien journaliste, a décidé de vivre de sa passion et de se consacrer à l’écriture de guides, dont le vingt-quatrième, «Les vallées de la Loue et du Lison» en Franche-Comté (est), sortira en juin (éditeur Solar).«Un chemin publié (dans un guide), c’est un chemin sauvé», conclut-il. Il a ainsi parcouru plus d’une dizaine de milliers de kilomètres.Le chemin, c’est à l’origine le passage de...