Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La Banque Mondiale pourrait prêter six milliards de dollars à Moscou

MOSCOU, 14 Avril (AFP). — Les prêts accordés par la Banque mondiale à la Russie pourraient atteindre six milliards de dollars au cours des deux prochaines années, grâce aux vigoureuses réformes de marché entreprises par ce pays, a déclaré lundi le président de la Banque mondiale James Wolfensohn.M. Wolfensohn a assuré qu’au cours de ses entretiens avec les responsables russes, il avait «clairement montré la volonté de la Banque mondiale de soutenir les efforts du gouvernement en matière de réformes économiques par des prêts plus importants».
Il s’exprimait à l’issue d’une visite de trois jours en Russie, au cours de laquelle il a rencontré le président Boris Eltsine, le premier ministre Viktor Tchernomyrdine et les réformistes libéraux Anatoli Tchoubaïs et Boris Nemtsov, qui ont tous deux le titre de premier vice-premier ministre depuis le remaniement ministériel du mois dernier.
«Nous nous concentrerons d’abord sur les problèmes sociaux, avec jusqu’à deux milliards de dollars destinés aux retraites, aux salaires impayés et autres problèmes sociaux», a expliqué M. Wolfensohn lors d’une conférence de presse.
«Etant donné que les réformes ont été menées de manière vigoureuse, l’engagement de la Banque mondiale en Russie pourrait atteindre six milliards de dollars sur les deux prochaines années», a-t-il dit.
«Les deux tiers de ces six milliards pourraient être des prêts d’ajustement pour soutenir le budget et un tiers pourrait être destiné à des projets d’investissements».
«La nécessité la plus urgente est de stabiliser la situation sociale. A long terme, cela n’a pas de sens de réfléchir en termes de soutien au budget, mais pour l’instant, c’est un besoin urgent», a-t-il dit.
Depuis 1992, la Banque mondiale a accordé 28 prêts à la Russie pour plus de 6,4 milliards de dollars au total, dont 300 millions de dollars au secteur privé.
Par ailleurs, le premier vice-premier ministre russe Boris Nemtsov, a assuré que le gouvernement, qui a annoncé son intention de reprendre le contrôle des activités du géant gazier Gazprom, ne souhaite pas morceler la société en plusieurs firmes.
M. Nemtsov chargé par le président Boris Eltsine de la lutte contre les monopoles, a assuré dans une interview à la télévision privée NTV que «la politique officielle du gouvernement, c’est de conserver Gazprom comme une société unique».
«Mais du point de vue de ses activités financières, Gazprom doit être transparent», a-t-il précisé, ajoutant que «personne ne sait aujourd’hui ce qu’est exactement Gazprom».
L’Etat a perdu peu à peu son contrôle de la gestion des grands monopoles ces dernières années, a dit M. Nemtsov: «Mon objectif au gouvernement est de rétablir ce rôle de l’Etat».
M. Nemtsov avait à plusieurs reprises annoncé une «restructuration» de Gazprom, sans en préciser les modalités.
Gazprom, a-t-il assuré, doit 14.800 milliards de roubles (plus de 2,5 milliards de dollars) à l’Etat, «soit une fois et demie le montant total de la dette d’Etat aux salariés du secteur budgétaire».
Mercredi, le patron de Gazprom, Rem Viakhirev, qui gère directement 35% des parts de sa société, avait accusé le gouvernement de vouloir «transformer Gazprom en plusieurs entreprises indépendantes et de détruire un système unifié (…) sous l’influence et même sur les ordres des institutions financières internationales».
Derrière «le FMI et le ministère des Finances» russe, se profilent «des compagnies énergétiques américaines intéressées à démanteler le monopole de Gazprom», avait lancé M. Viakhirev lors d’une allocution à la Douma (chambre basse du Parlement).
M. Nemtsov, qui s’est engagé dans une lutte difficile avec les grands monopoles, a vu sa cote de confiance gagner 4 points à 45% dans les deux dernières semaines sur le baromètre bimensuel de la chaîne NTV.
MOSCOU, 14 Avril (AFP). — Les prêts accordés par la Banque mondiale à la Russie pourraient atteindre six milliards de dollars au cours des deux prochaines années, grâce aux vigoureuses réformes de marché entreprises par ce pays, a déclaré lundi le président de la Banque mondiale James Wolfensohn.M. Wolfensohn a assuré qu’au cours de ses entretiens avec les responsables russes, il avait «clairement montré la volonté de la Banque mondiale de soutenir les efforts du gouvernement en matière de réformes économiques par des prêts plus importants».Il s’exprimait à l’issue d’une visite de trois jours en Russie, au cours de laquelle il a rencontré le président Boris Eltsine, le premier ministre Viktor Tchernomyrdine et les réformistes libéraux Anatoli Tchoubaïs et Boris Nemtsov, qui ont tous deux le titre de...