Les survivants et des membres des familles des victimes ont appris par l’intermédiaire d’une organisation internationale que ces villageois avaient réussi à surmonter la grande catastrophe de 1986 au cours de laquelle un nuage de gaz toxiques avait tué plus de 1.700 personnes, décimé le bétail et fait disparaître jusqu’aux oiseaux et insectes.
Les villageois camerounais avaient fait parvenir en décembre dernier une invitation aux survivants d’Oklahoma City.
La plupart des Américains concernés n’avaient jamais entendu parler du Cameroun avant l’arrivée de l’invitation. Mais depuis cette date, une souscription ouverte par les habitants de la ville a permis de réunir les fonds nécessaires pour envoyer dans ce pays dix survivants ou parents de victimes de l’attentat contre l’immeuble d’une administration fédérale.
Le groupe doit quitter les Etats-Unis la semaine prochaine pour un séjour de quinze jours au Cameroun.
«L’une des possibilités de guérir et de savoir qu’on n’est pas seul, que d’autres personnes ont subi des tragédies dans leur vie», a affirmé Valérie Dana, directrice d’une association œcuménique d’aide aux victimes de l’attentat d’Oklahoma City, qui coordonne le projet.
«Les gens parleront de leur tragédie et comment ils font face. Une grande partie (de la guérison), c’est la volonté de s’en sortir», a-t-elle ajouté.
Lee Ann Whittenberg, dont la fille de 35 ans est morte dans l’attentat et qui fait partie du groupe se rendant au Cameroun, a affirmé, de son côté, que «voir le film de l’attentat constamment à la télévision me brise le cœur».
«J’ai besoin de voir autre chose. J’ai besoin de voir le courage des Camerounais après leur tragédie et comment ils ont mûri. Pour moi (ce voyage) est une bénédiction», a-t-elle dit.

