Le pilote et les deux autres passagers, dont la mère des enfants, sont en revanche morts de leurs blessures et les quatre secouristes d’un deuxième avion parti à leur recherche et qui s’est écrasé à son tour dans la forêt ont également péri, ont indiqué les autorités de l’Aéronautique civile.
Le grand-mère, Cecilia Palacios, 62 ans, et les enfants, Leonardo l’aîné et sa sœur Carolina, ont été récupérés presque indemnes par un hélicoptère. Ils ne présentaient que quelques bleus et des dizaines de piqûres de moustiques.
Un monomoteur Cessna avait décollé de Capurgana, près de la frontière avec Panama, pour se rendre à Quibdo, à 800 kilomètres à l’ouest de Bogota. Aux commandes, un ancien pilote de la compagnie KLM pendant dix-sept ans, Carlos Restrepo, père d’une célèbre athlète colombienne, Ximena, médaillée de bronze aux 400 mètres à Barcelone.
«Mayday, mayday, réservoir à sec, tente me poser sur fleuve»: ce fut le dernier message qu’a pu transmettre le pilote à la tour de contrôle de Medellin. Mais la manœuvre a échoué et l’avion s’est planté à la verticale dans la forêt, disparaissant complètement sous les frondaisons.
Des hélicoptères et un autre petit avion commencèrent les recherches. Quelques heures après, le deuxième avion, aussi un Cessna, disparaissait à son tour dans la région, mais sans avoir eu le temps de transmettre de message.
Pendant cinq longues journées, toutes les recherches se révélèrent vaines, et les familles des disparus, en désespoir de cause, firent appel à une voyante qui affirma «qu’il y avait des survivants».
Ce sont finalement des Indiens, naviguant en pirogue sur le Rio Atrato, qui entendirent des cris venant de la forêt et qui donnèrent l’alerte. Une expédition de 17 hommes retrouva les rescapés.
«Tout le monde a d’abord survécu à l’accident, raconte Leonardo dans les bras de son père à Quibdo. Mais le pilote était coincé sur son siège et disait qu’il avait mal à la poitrine. On a pu sortir ma mère, mais elle disait qu’elle ne sentait plus rien du ventre en bas. L’autre passagère, une femme, geignait».
«Au troisième jour, plus rien, ils étaient tous comme endormis», dit encore Leonardo.
La grand-mère, Cecilia, explique à son tour, qu’ils allaient chercher de l’eau à la rivière proche qu’ils la mélangeaient à du lait en poudre retrouvé dans l’avion. Ils ont aussi avalé tous les bonbons et biscuits qui se trouvaient à bord et ont pu cueillir quelques papayes et des baies sauvages.
«La nuit, on dormait sous les débris de l’avion qui nous protégeaient quelque peu des pluies tropicales», a ajouté la grand-mère.
Presque en même temps, à une centaine de kilomètres de là, d’autres secouritstes retrouvaient, écrasés contre une colline, les restes du deuxième Cessna parti à la recherche des autres. Les quatre occupants étaient morts.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir