«C’est juste un fantasme», a déclaré Beverly Whipple, chercheur à l’université de Rutgers et spécialiste de la sexualité féminine.
Dans un communiqué diffusé par l’université, le Dr Whipple a indiqué que, contrairement aux informations de presse, ni elle ni son équipe composée également du biologiste Barry Komisaruk, n’avaient isolé une substance chimique dans le cerveau capable de stimuler un orgasme chez la femme et pouvant à terme être utilisée pour la fabrication d’une telle pilule de l’orgasme.
Des informations de presse avaient fait état de la possibilité de fabriquer cette pilule à partir des recherches effectuées par l’équipe de Rutgers.
En revanche, a précisé le chercheur, au cours d’expériences menées sur des rats en laboratoire, ils ont découvert une substance chimique dans le cerveau des rats apparemment impliquée dans la stimulation génitale.
Cette substance n’emprunte pas la colonne vertébrale mais, au contraire, un autre canal nerveux situé sur le devant du corps, selon les chercheurs.
Aucune substance semblable n’a été trouvée chez l’être humain.
Au cours d’autres recherches menées en 1996, ils ont également pu établir que les femmes souffrant d’une paralysie totale de la colonne vertébrale pouvaient par auto-stimulation avoir un orgasme, ce que l’on croyait impossible jusqu’alors.
«Quelqu’un a pris les études que nous conduisons sur des animaux en laboratoire et sur des femmes paralysées et est parvenu à cette conclusion pour laquelle nous ne sommes pour rien», a dit Mme Whipple. «La recherche pour une soi-disant pilule de l’orgasme n’est pas mon objectif de recherche», a-t-elle souligné.


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