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Actualités - Chronologie

La manne qui brille

KISANGANI (Zaïre), 8 Avril, (Reuter). – Les rebelles de Laurent-Désiré Kabila contrôlent désormais la majeure partie des mines de diamants du Zaïre dont ils commencent à toucher les premiers fruits d’un pactole estimé à un demi-milliard de dollars par an au titre des exportations de pierres précieuses.
Les insurgés ont conquis la semaine dernière Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï oriental et véritable «capitale diamantaire» du pays et s’apprêtent à entrer dans Lubumbashi (Shaba).
Ils ont juré de «moraliser» ce secteur, «nerf du pouvoir et de la guerre» au Zaïre, et traditionnellement corrompu et accaparé par le maréchal-président Mobutu, ses proches et ses généraux.
Kisangani, la capitale du Haut-Zaïre conquise le 15 mars par les rebelles, fait office de terrain d’expérimentation à cet égard. Dix pour cent environ des transactions de diamants artisanaux du Zaïre y transitent.
«Avant, tout l’argent allait directement dans les poches. Aujourd’hui, les gens sont heureux parce que cet argent ira dans les caisses de l’Etat et parce que la population ne sera plus victime de fonctionnaires corrompus», explique le nouveau gouverneur, Yagi Sitolo.
La première compagnie minière a se mettre sur les rangs est la Canadienne America Mineral Fields (AMF), dont un cadre, Joseph Martin, confie à Reuter: «Je crois vraiment que Kabila va éliminer la corruption au Zaïre. Jusqu’ici, il a tenu toutes ses promesses».
L’AMF a ouvert le premier et jusqu’ici unique comptoir officiel de diamants ayant l’aval des rebelles. Avant le 15 mars, il y avait une soixantaine de comptoirs diamantaires à Kisangani tenus par des négociants libanais. Sediza, filiale du géant sud-africain De Beers au Zaïre, disposait aussi d’un comptoir.
La valeur exacte du secteur diamantaire zaïrois reste un mystère impossible à percer en raison de l’expédition à l’étranger en contrebande et sans aucun document douanier ou fiscal de nombre de pierres précieuses.
Mais, officiellement, selon l’homme d’affaires belge Charles Thys, le commerce de diamants artisanaux «pèse» environ 360 millions de dollars par an, auquel il faut ajouter 80 millions de dollars venant de l’unique mine moderne, celle de la Minière de Bakwanga (MIBA) située à Mbuji-Mayi, désormais entre les mains des rebelles.
KISANGANI (Zaïre), 8 Avril, (Reuter). – Les rebelles de Laurent-Désiré Kabila contrôlent désormais la majeure partie des mines de diamants du Zaïre dont ils commencent à toucher les premiers fruits d’un pactole estimé à un demi-milliard de dollars par an au titre des exportations de pierres précieuses.Les insurgés ont conquis la semaine dernière Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï oriental et véritable «capitale diamantaire» du pays et s’apprêtent à entrer dans Lubumbashi (Shaba).Ils ont juré de «moraliser» ce secteur, «nerf du pouvoir et de la guerre» au Zaïre, et traditionnellement corrompu et accaparé par le maréchal-président Mobutu, ses proches et ses généraux.Kisangani, la capitale du Haut-Zaïre conquise le 15 mars par les rebelles, fait office de terrain d’expérimentation à cet égard. Dix pour...