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Actualités - Chronologie

L'intransigeance de Netanyahu met Clinton en difficulté

WASHINGTON, 8 Avril (AFP). — Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est montré plus intransigeant que jamais pour sa quatrième visite à Washington depuis son arrivée au pouvoir, laissant peu de chances à Bill Clinton de relancer rapidement le processus de paix.
Le département d’Etat a dressé un constat d’échec de cette visite à la Maison-Blanche en estimant que les discussions entre Israéliens et Palestiniens se trouvaient dans «une impasse très difficile, à un point critique».
A l’issue de l’entrevue de deux heures, M. Clinton, rejetant plusieurs suggestions de son hôte israélien, a annoncé qu’il allait maintenant consulter les Palestiniens et qu’il «ferait de son mieux pour remettre sur des rails» le processus de paix.
«Il existe une division très sérieuse entre Israéliens et Palestiniens. Nous tentons de réparer cela», a expliqué le porte-parole du département Nicholas Burns. Il s’est refusé à prédire quand le dialogue israélo-palestinien, interrompu depuis trois semaines, pourrait reprendre.
Au terme de cette journée, M. Netanyahu a tenu seul une conférence de presse pour affirmer qu’il n’avait fait aucune concession et pour mettre les Palestiniens en position d’accusés.
Il n’a pas hésité à critiquer les journalistes pour avoir affirmé que le nouveau quartier juif de Har Homa, dont la construction à Jérusalem avait déclenché la crise actuelle, se situait dans la «Jérusalem arabe».
Il n’a pas craint d’embarrasser son hôte en affirmant qu’Israël continuerait à développer les implantations juives en Cisjordanie et dans la bande de Gaza et que le président américain n’avait pas fait pression sur lui pour qu’il limite cette extension.
Les Etats-Unis avaient critiqué implicitement les projets israéliens et auraient souhaité que M. Netanyahu fasse preuve de plus de souplesse pour faciliter une reprise des négociations avec les Palestiniens, interrompues depuis trois semaines.
Le seul geste de bonne volonté de M. Netanyahu — déjà annoncé par le passé — a été de confirmer qu’Israël construirait aussi des logements pour les habitants arabes de Jérusalem-Est.
Les premières réactions du côté palestinien laissaient mal augurer du résultat. «C’est dommage», a commenté à la chaîne de télévision CNN Hanane Achraoui, membre de l’Autorité palestinienne, en visite à Washington.
Le département d’Etat a précisé que des représentants du président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, étaient attendus en fin de semaine à Washington.
M. Netanyahu a dit avoir discuté avec Bill Clinton «certaines idées» pour relancer le processus de paix mais sans que «rien de définitif» n’ait été décidé.
M. Clinton n’a pas précisé quelles idées mais il a rejeté pour le moment deux suggestions de M. Netanyahu: la tenue d’un sommet tripartite (Etats-Unis, Israël, Palestiniens) du type de celui de Camp David en 1978 qui avait abouti au traité de paix israélo-égyptien et une tentative pour conclure en six mois, au lieu de deux ans, les pourparlers sur le statut final des territoires palestiniens.
Devant la presse, M. Netanyahu a une nouvelle fois exigé des Palestiniens une «lutte efficace contre le terrorisme» en préalable à toute reprise du dialogue.
Passant à l’offensive, il les a accusés d’avoir violé les accords d’Oslo, notamment en cherchant à ouvrir des bureaux «gouvernementaux» à Jérusalem-Est.
WASHINGTON, 8 Avril (AFP). — Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est montré plus intransigeant que jamais pour sa quatrième visite à Washington depuis son arrivée au pouvoir, laissant peu de chances à Bill Clinton de relancer rapidement le processus de paix.Le département d’Etat a dressé un constat d’échec de cette visite à la Maison-Blanche en estimant que les discussions entre Israéliens et Palestiniens se trouvaient dans «une impasse très difficile, à un point critique».A l’issue de l’entrevue de deux heures, M. Clinton, rejetant plusieurs suggestions de son hôte israélien, a annoncé qu’il allait maintenant consulter les Palestiniens et qu’il «ferait de son mieux pour remettre sur des rails» le processus de paix.«Il existe une division très sérieuse entre Israéliens et...