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Actualités - Chronologie

Un pactole pour les informaticiens

PARIS, 4 Avril (AFP). — La grande peur de l’an 2000 est une réalité bien monnayable pour les industriels de l’informatique, qui avertissent que des millions d’ordinateurs à travers le monde risquent de «se planter», si, d’ici 1.000 jours, leurs programmes ne sont pas réécrits.
Les budgets nécessaires à la remise à jour des systèmes informatiques sont évalués à des milliards de dollars, même si les estimations varient du simple au double selon les spécialistes interrogés.
«Il ne s’agit pas seulement de réécrire les programmes des ordinateurs un peu anciens, dans bien des cas c’est tout le système informatique de l’entreprise qui doit être repensé», selon Serge Kampf, le PDG de Cap Gemini, leader européen du service informatique.
Pour économiser leurs capacités de mémoire et de traitement, alors très chères, les ordinateurs et les logiciels des années 70 et 80 écrivaient les dates sur deux chiffres, celui des dizaines et celui des unités. Toutes ces machines, dont bon nombre encore en service, ne savent donc pas faire la différence entre l’an 2000 et l’an 1900, la date de référence étant dans les deux cas «00».
Un problème qui pourrait engendrer «le chaos absolu» dans les systèmes de réservation des compagnies aériennes, les réseaux bancaires ou l’informatique des caisses de retraite, a expliqué Rob Wirszicz, président de la cellule de crise mise sur pied l’an dernier par le gouvernement britannique. Celui-ci prend très au sérieux la menace, et a cru nécessaire d’alerter ses collègues européens des retards qu’ils accumulaient sur cette question.
Plusieurs pays ont affirmé que le problème n’est pas si grave, puisque dans bien des cas le matériel informatique vieillissant sera remplacé avant 2000 par des outils utilisant la datation en quatre chiffres. Les sociétés informatiques ont multiplié les méthodes sophistiquées pour identifier les lignes de programmes cachant un compteur de date capable de bloquer les applications.
Les premiers programmes de gestion, écrits en Cobol, PL/1 ou Assembleur, ont souvent été conservés, même s’ils ont été enrichis au fil des ans. Les spécialistes évaluent à 80 milliards le nombre de lignes de Cobol encore opérationnelles dans le monde. Et les programmeurs en Cobol, considérés il y a peu comme fossiles préhistoriques dans le secteur, sont devenus une denrée rare, et chère, pour les directions informatiques.
«Il n’y a pas que les programmes de gestion qui vont se planter, des autocommutateurs téléphoniques vont cesser de transmettre les appels, ou des immeubles intelligents vont cesser de laisser passer les porteurs de badge, ou vont couper l’alimentation en électricité ou en eau, si leurs logiciels ne sont pas corrigés», avertit Frédérique Huynh, responsable au Club de la sécurité informatique français. Des analystes américains ont estimé que ce plantage universel coûterait à l’économie mondiale, si rien n’est fait, plus de 500 milliards de dollars.
PARIS, 4 Avril (AFP). — La grande peur de l’an 2000 est une réalité bien monnayable pour les industriels de l’informatique, qui avertissent que des millions d’ordinateurs à travers le monde risquent de «se planter», si, d’ici 1.000 jours, leurs programmes ne sont pas réécrits.Les budgets nécessaires à la remise à jour des systèmes informatiques sont évalués à des milliards de dollars, même si les estimations varient du simple au double selon les spécialistes interrogés.«Il ne s’agit pas seulement de réécrire les programmes des ordinateurs un peu anciens, dans bien des cas c’est tout le système informatique de l’entreprise qui doit être repensé», selon Serge Kampf, le PDG de Cap Gemini, leader européen du service informatique.Pour économiser leurs capacités de mémoire et de traitement, alors...