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Actualités - Chronologie

Cartier brille au met de NY

NEW YORK, 4 Avril (AFP). – Quelque 300 pièces créées pour Cartier entre 1900 et 1939 sont présentées actuellement au Metropolitan Museum de New York (Met), dans une exposition brillante autant que didactique attestant de la créativité artistique et technologique du joaillier français au début du siècle.
A la différence des expositions Cartier présentées à Paris (1990), Saint-Petersbourg (1992), au Japon (1995) ou en Suisse (1996), celle du Met combine quelque 30 millions de dollars de bijoux, montres et accessoires luxueux avec des dessins et des moulages de plâtre.
Ces moulages ont été récemment retrouvés dans les sous-sol de Cartier, rue de la Paix à Paris, et sont présentés au public pour la première fois à New York.
«Cette exposition montre que Cartier appartient complètement à notre culture», a expliqué Alain-Dominique Perrin, président de Cartier International.
Cartier, qui célèbre cette année son 150e anniversaire, «a totalement dominé le métier depuis sa création et c’est une des seules grandes maisons encore debout», a-t-il ajouté, soulignant que le numéro un mondial de la joaillerie était «deux fois plus grand que la maison suivante, (l’américain) Tiffany».
«Les années 1900 à 1939 sont la période forte du siècle, celle que l’on gardera en mémoire dans les siècles futurs», a estimé M. Perrin, rappelant que Cartier avait notamment inventé à cette époque le bracelet-montre et commencé à utiliser le platine, permettant de réaliser des montures plus fines et plus discrètes que l’or.
Détecter les faux

L’exposition coréalisée par le Met et le British Museum de Londres, où elle voyagera ensuite, est essentiellement basée sur la collection de quelque 1.600 pièces qu’a constituée le joaillier depuis 1983.
«Nous rachetons aux enchères dans le monde entier, et des particuliers sachant que nous sommes à l’affût nous contactent lorsqu’ils veulent se séparer d’un objet», a expliqué Eric Nussbaum, responsable de cette collection conservée dans des coffres-forts à Genève et visible seulement lors d’expositions.
«Cela nous permet de raconter l’histoire de la maison et, accessoirement, de détecter les faux», a-t-il précisé.
Après le style «guirlande» en vogue au tournant du siècle et dont la profusion rappelait la décoration du XVIIIe, Cartier a interprété à sa manière modernisme et cubisme en mélangeant pierres précieuses et matériaux moins luxueux comme le cristal de roche ou l’onyx dans des formes géométriques.
Créateur mais aussi homme d’affaire, Louis Cartier a tenté avant la Première Guerre mondiale d’aller combattre l’Allemand Karl-Peter Fabergé sur son terrain, à la cour des tsars de Russie. Ironiquement, alors que Cartier lutte actuellement contre les faussaires, le joaillier a alors créé des pièces pour le moins inspirées de Fabergé, jusqu’aux célèbres œufs de Pâques.
Dans les années 1920, l’exotisme était à la mode et les bijoux firent dans la couleur et la profusion, créant le style «tutti-frutti».
Ce style fut abandonné dans les années 1930, trop ostentatoire en période de dépression. Les formes furent épurées, mais on n’a pas pour autant sombré dans le misérabilisme: le platine permettait d’allier le luxe à une certaine discrétion.
Cartier: 1900-1939» est présentée à New York jusqu’au 3 août, puis à Londres du 3 octobre 1997 au 1er février 1998.
NEW YORK, 4 Avril (AFP). – Quelque 300 pièces créées pour Cartier entre 1900 et 1939 sont présentées actuellement au Metropolitan Museum de New York (Met), dans une exposition brillante autant que didactique attestant de la créativité artistique et technologique du joaillier français au début du siècle.A la différence des expositions Cartier présentées à Paris (1990), Saint-Petersbourg (1992), au Japon (1995) ou en Suisse (1996), celle du Met combine quelque 30 millions de dollars de bijoux, montres et accessoires luxueux avec des dessins et des moulages de plâtre.Ces moulages ont été récemment retrouvés dans les sous-sol de Cartier, rue de la Paix à Paris, et sont présentés au public pour la première fois à New York.«Cette exposition montre que Cartier appartient complètement à notre culture», a expliqué...