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Actualités - Communiques Et Declarations

N. Lahoud : une agression contre les citoyens

Plusieurs parlementaires ont commencté hier le retrait du projet d’amendement de la loi sur les municipales et la démission du président du Conseil constitutionnel Wajdi Mallat, estimant dans l’ensemble que ces deux développements menaçaient gravement la crédibilité de l’Etat et exhortant M. Mallat à revenir sur sa décision.
Le député du Metn Nassib Lahoud a estimé dans une déclaration que «ce qui s’est passé jeudi, c’est-à-dire le retrait du projet d’amendement de la loi sur les municipales, qui vise en fait à annuler ou à reporter sine die le scrutin, constitue une agression caractérisée contre tous les citoyens car ils les prive de l’un de leurs droits fondamentaux, celui de la gestion de leurs affaires locales».
Selon M. Lahoud, «les prétextes avancés pour le report des municipales sont nuls et non avenus». «L’organisation de tout scrutin dans n’importe quel pays peut poser un certain nombre de problèmes. La mission du gouvernement et du Parlement est d’y faire face et de trouver les solutions opportunes. Au lieu de cela, on prend la fuite en appliquant la politique de l’autruche», a-t-il dit, soulignant que cela «nuit beaucoup à l’image de l’Etat et à celle des dirigeants eux-mêmes». «Cette décision, a-t-il insisté, fait apparaître l’Etat comme craignant les gens».
«Ce qui est encore plus grave, a ajouté M. Lahoud, c’est qu’on laisse ainsi passer une nouvelle occasion d’élargir les bases du régime et de consolider la démocratie, d’autant qu’un large consensus, voire une unanimité s’était manifestée, pour la première fois depuis 1992, autour de la participation» aux élections.
Le député du Metn a encore estimé que «cette malheureuse initiative porte un coup terrible à l’image du Liban à l’étranger, au projet d’édification de l’Etat et aux tentatives de relancer l’économie.
Commentant la démission de M. Mallat, M. Lahoud a souligné qu’il s’agissait «d’un nouvel épisode dans le feuilleton des coups portés à la démocratie au Liban». Il a exhorté M. Mallat à revenir sur sa décision et à «s’abriter derrière l’unité du Conseil constitutionnel pour affronter les pressions et rendre rapidement son jugement sur les recours en invalidation des mandats électoraux, conformément à la conscience et aux convictions de ses membres».

Harb: un «choc énorme»

M. Boutros Harb, député de Batroun, a pour sa part qualifié la démission de M. Mallat de «choc énorme pour la société libanaise». «Les espoirs qui reposaient sur cette institution étaient grands», a rappelé M. Harb, soulignant que la démission de son chef «contribue à l’agonie de l’Etat de droit et des institutions et de l’indépendance du pouvoir judiciaire».
«Dès lors, a-t-il ajouté, de grandes interrogations se posent sur l’avenir du Liban, l’avenir de la loi au Liban, du pouvoir judiciaire et des institutions de l’Etat».
«Il ne s’agit pas seulement d’une simple démission d’un juge ou du président d’une cour. C’est beaucoup plus que cela. Voilà pourquoi j’ai appelé le président du Conseil constitutionnel à revenir sur sa décision, parce que je suis de ceux qui croient que si chaque fois qu’un juge était soumis à des pressions, quelques grandes qu’elles soient, il démissionnait, cela signifierait qu’un jour où l’autre, le corps judiciaire disparaîtrait totalement au Liban», a-t-il dit.
Au cas où M. Mallat maintiendrait sa position, M. Harb invite le président du Parlement à «convoquer la Chambre le plus rapidement possible pour élire un successeur à M. Mallat afin de permettre au Conseil constitutionnel d’exercer ses prérogatives et de trancher en urgence l’affaire des recours en invalidation de mandats électoraux, faute de quoi le Conseil serait en panne lors des prochaines élections et ne pourrait se saisir d’aucun recours«.
Pour Mme Nayla Moawad, député de Zghorta, le retrait du projet de loi sur les municipales a constitué une «journée noire et un clou dans le cercueil de la démocratie au Liban».
M. Ali el-Khalil, président de la commission parlementaire des Affaires étrangères et des Emigrés, a souligné de son côté, que ce retrait «porte atteinte à la crédibilité de l’Etat et à la démocratie».
Mme Nouhad Soueid, député de Jbeil, a estimé quant à elle, que les élections municipales étaient actuellement une «nécessité absolue» pour les Libanais.
En revanche, le ministre de l’Education Jean Obeid, a souligné que le Parlement avait «pris part à la décision» de retirer le projet de loi, et que donc le retrait n’était pas «l’œuvre d’une seule personne».
Justifiant la décision par des considérations d’occupation israélienne au Sud, de modifications démographiques dues à la guerre M. Obeid, a indiqué qu’il y avait à ce sujet des opinions diverses «même au sein du gouvernement et du Parlement» et assuré que dans cette affaire, il n’y avait «ni vainqueur, ni vaincu».
Au sujet de la démission de M. Mallat après avoir rendu hommage à l’homme, il a invité le Conseil constitutionnel à «désigner ceux qui exercent des pressions et à les mettre en accusation devant le peuple».
Plusieurs parlementaires ont commencté hier le retrait du projet d’amendement de la loi sur les municipales et la démission du président du Conseil constitutionnel Wajdi Mallat, estimant dans l’ensemble que ces deux développements menaçaient gravement la crédibilité de l’Etat et exhortant M. Mallat à revenir sur sa décision.Le député du Metn Nassib Lahoud a estimé dans une déclaration que «ce qui s’est passé jeudi, c’est-à-dire le retrait du projet d’amendement de la loi sur les municipales, qui vise en fait à annuler ou à reporter sine die le scrutin, constitue une agression caractérisée contre tous les citoyens car ils les prive de l’un de leurs droits fondamentaux, celui de la gestion de leurs affaires locales».Selon M. Lahoud, «les prétextes avancés pour le report des municipales sont nuls et non...