Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Poulets, ours et renard dans la campagne électorale

LONDRES, 4 Avril (AFP). — Poulets, ours et renard ont fait leur entrée dans la campagne électorale britannique, costumes sous lesquels se cachaient des hommes aux buts divers et variés, attentifs à rester sous l’œil des caméras et des hommes politiques les employant.
Les conservateurs ont commencé en louant les services d’un acteur dont la seule tâche durant la campagne électorale sera de suivre, déguisé en poulet, le travailliste Tony Blair.
Le poulet — insulte que l’on réserve en langue anglaise aux dégonflés — doit suivre M. Blair muni d’un écriteau affichant: «Blair la poule mouillée ne veut pas débattre». Il s’agit d’accuser le leader travailliste d’être responsable de l’impossibilité, jusqu’ici, d’organiser un débat télévisé avec son rival, le premier ministre John Major.
Crête rouge et plumes jaunes, Noel Flanagan, 39 ans, qui a déjà interprété un Saint-Bernard et une chenille, a entamé sa carrière pour le lancement du manifeste électoral du Labour, les travaillistes ayant facilité son travail en accordant au volatile une accréditation pour toutes leurs conférences de presse.
Faisant la une de la presse, M. Flanagan a expliqué au «Daily Telegraph» qu’il n’était pas «un supporter des conservateurs». Ce musicien au chômage qui ne vote jamais se veut «apolitique», «n’aime pas particulièrement» M. Major et son équipe, et fait ce travail «pour l’argent». Dans le «Times», il reconnaît que ce rôle de composition lui pose des problèmes éthiques: «Je suis contre l’exploitation des animaux et l’élevage des poulets en batterie».
Mais le volatile ne s’est finalement pas manifesté, peut-être effrayé par le renard qu’avait affrété le quotidien de gauche «The Mirror», pour le pourchasser.
Ce journal a aussi loué un autre poulet, répondant au nom de Dave, qui s’est présenté devant le QG tory sans tête parce que, a-t-il dit, «nous pensons que John Major se débrouille dans ces élections comme un poulet écervelé».
Dave a tenté d’intercepter M. Major qui arrivait au QG, mais le chef du service de presse tory a plaqué la volaille au sol, perdant ses lunettes dans la mêlée.
Deux ours ont également fait leur apparition: munis d’un panier en osier, les deux plantigrades brandissaient dans la rue un panneau proclamant «Du miel avec Tony Blair». Sous le déguisement, deux jeunes Londoniens se sont réclamés du parti du Pique-Nique Politique et ont affirmé avoir l’intention de se manifester chaque jour devant Westminster pour «ouvrir le débat politique» et proposer un débat avec les poulets.
LONDRES, 4 Avril (AFP). — Poulets, ours et renard ont fait leur entrée dans la campagne électorale britannique, costumes sous lesquels se cachaient des hommes aux buts divers et variés, attentifs à rester sous l’œil des caméras et des hommes politiques les employant.Les conservateurs ont commencé en louant les services d’un acteur dont la seule tâche durant la campagne électorale sera de suivre, déguisé en poulet, le travailliste Tony Blair.Le poulet — insulte que l’on réserve en langue anglaise aux dégonflés — doit suivre M. Blair muni d’un écriteau affichant: «Blair la poule mouillée ne veut pas débattre». Il s’agit d’accuser le leader travailliste d’être responsable de l’impossibilité, jusqu’ici, d’organiser un débat télévisé avec son rival, le premier ministre John Major.Crête...