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Actualités - Chronologie

Traité d'union russo-Bielorusse

MOSCOU, 2 Avril (Reuter, AFP). — Les présidents Boris Eltsine et Alexandre Loukachenko ont signé mercredi au Kremlin un traité d’union russo-biélorusse. Ils ont également paraphé les statuts de cette union et un protocole soulignant la nécessité de les finaliser avant leur ratification par les parlements des deux pays.
Tout en rappelant que chacun des deux pays conserverait sa souveraineté et qu’il n’était pas question de créer un «Etat unique», Boris Eltsine a indiqué que les statuts de l’union serviraient de fondement à l’«unification» des deux pays, sans que l’on sache exactement ce qu’il entendait par là.
«Les mécanismes concrets de cette unification, les principes sur lesquels elle reposera seront définis par ces statuts. Ce sont eux qui seront le fondement juridique et politique de l’union des peuples russe et biélorusse», a-t-il dit avant d’apposer sa signature au bas du document.
Boris Eltsine a précisé que les statuts de l’union feraient l’objet de débats publics qui devront se terminer «le 15 mai».
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des représentants de l’ensemble des corps constitués des deux pays.
Le traité d’union est, à l’évidence, une version réduite du projet de document publié ces derniers jours dans la presse.
Selon l’agence Interfax, le texte retenu ne comprend que trois pages sur les dix initiales.
Boris Eltsine et Alexandre Loukachenko s’étaient réunis auparavant en tête à tête pour mettre au point la version finale de ce document très controversé.
Le premier vice-premier ministre russe Boris Nemtsov a estimé que le texte finalement paraphé par les deux chefs d’Etat était «plus réfléchi» que le projet initial.
Ce dernier avait été très critiqué par les libéraux du gouvernement qui craignaient que le coût économique de l’union ne soit trop lourd pour Moscou.

Pas encore de
monnaie unique

Boris Eltsine a précisé que la création d’une monnaie unique n’était pas à l’ordre du jour.
«Il reste encore beaucoup de choses à faire avant de créer une devise unique», a-t-il dit durant une réunion du Conseil suprême de la Communauté russo-biélorusse (CRS) qui fête ce mercredi son premier anniversaire.
Selon le gouverneur de la Banque centrale de Russie, la création d’une monnaie unique devrait prendre encore «plusieurs années». Interrogé par l’agence Itar-Tass, Sergueï Doubinine a estimé que le rouble russe pourrait servir de devise commune.
Boris Eltsine a également précisé, durant la réunion du Conseil suprême de la CRS, que le budget de l’union ne servirait qu’à «financer des projets communs».
Selon lui, ce document marque une nouvelle étape dans le processus d’intégration entre les deux républiques slaves.
«Ce qui a été fait jusqu’à présent dans ce domaine n’est pas suffisant. (...) L’union donnera aux citoyens de nos deux pays des droits supplémentaires, notamment en matière de déplacement, de droit à la propriété et d’éligibilité dans les organes locaux de pouvoir. Cela correspond parfaitement aux normes qui existent depuis longtemps au sein de l’Union européenne», a affirmé M. Eltsine.
«Notre union repose notamment sur la démocratie et le respect des droits de l’homme», a-t-il ajouté à l’attention de ceux qui montrent du doigt le régime autoritaire du président Loukachenko.
Boris Eltsine avait fait savoir mardi, par la voix de son porte-parole, qu’il souhaitait que les statuts de l’union fassent l’objet de débats publics avant d’être ratifiés.
Il a indiqué mercredi que cette question serait débattue régulièrement sur les deux chaînes publiques de télévision et sur les ondes de la radio d’Etat.
MOSCOU, 2 Avril (Reuter, AFP). — Les présidents Boris Eltsine et Alexandre Loukachenko ont signé mercredi au Kremlin un traité d’union russo-biélorusse. Ils ont également paraphé les statuts de cette union et un protocole soulignant la nécessité de les finaliser avant leur ratification par les parlements des deux pays.Tout en rappelant que chacun des deux pays conserverait sa souveraineté et qu’il n’était pas question de créer un «Etat unique», Boris Eltsine a indiqué que les statuts de l’union serviraient de fondement à l’«unification» des deux pays, sans que l’on sache exactement ce qu’il entendait par là.«Les mécanismes concrets de cette unification, les principes sur lesquels elle reposera seront définis par ces statuts. Ce sont eux qui seront le fondement juridique et politique de l’union des...