Le mouvement, qui a débuté le 11 mars en province et le 15 mars à Paris, s’est étendu mercredi à 25 villes dotées de CHU sur 26, selon un porte-parole de l’Intersyndicat national des internes des hôpitaux (ISNIH).
Toulouse et Rouen ont en effet rejoint la grève. Si la moitié des internes de Rennes ont décidé mardi soir de reprendre le travail, ceux du comité de grève poursuivent le mouvement.
«Pour nous, seul le CHU de Nantes ne suit pas la grève», a déclaré le porte-parole.
L’ISNIH a convoqué mercredi une assemblée générale de toutes les villes accueillant des CHU pour déterminer de la suite du mouvement à la veille de la manifestation de jeudi dans l’ensemble du secteur de la santé.
«On est face à un mur et il va falloir changer de ton», a déclaré un porte-parole de l’ISNIH.
Les internes parisiens avaient déjà décidé mardi soir d’accentuer la pression sur le gouvernement lors d’une assemblée générale. Plusieurs centaines d’entre eux ont manifesté dans la nuit devant le siège de la CPAM, boulevard Montparnasse.
En province, les internes ont maintenu leurs actions «coup de poing». A Montpellier (Hérault), ils ont muré mercredi à l’aube l’entrée principale de la CPAM du Languedoc. Un scénario identique s’est déroulé à Angers.
La veille, la SNCF s’était insurgée contre l’occupation des gares d’Angoulême, Bordeaux, Caen, Dijon, Lille, Lyon, Montpellier et Poitiers par des internes, ce qui entraîne «un grave préjudice financier et commercial».
En raison de ces problèmes, elle a annoncé qu’elle suspendait à partir du 2 avril sa promesse de compensation en cas de retard des trains, si ces retards sont causés par de nouvelles «occupations illégales de voies».
Mobilisés contre le reversement d’honoraires par les médecins en cas de dépassement des objectifs annuels de dépenses médicales, les internes ont appelé leurs troupes à se joindre jeudi à la journée d’action des personnels hospitaliers, qui protestent, eux, contre les restrictions budgétaires.
La Coordination nationale des médecins a aussi lancé un appel à une «grève totale, reconductible à partir du jeudi 3 avril» pour protester contre la réforme de la «Sécu» et soutenir les internes et chefs de clinique en grève.
Six syndicats de chirurgiens se sont également associés au mouvement des internes et chefs de clinique en lançant un appel à une grève reconductible à partir de jeudi.


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