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Actualités - Chronologie

Chirac clot aujourd'hui à Prague sa tournée à l'est

PARIS, 1er Avril (Reuter). — Jacques Chirac effectue mercredi et jeudi une visite d’Etat en République tchèque, qui clôt sa tournée dans les pays d’Europe centrale et orientale.
Aux yeux du président français, Prague fait partie des capitales qui peuvent, comme Varsovie et Budapest, prétendre à une adhésion à l’Union européenne à partir de l’an 2000.
Elle peut aussi faire partie du premier train d’adhésion à l’Alliance atlantique rénovée, qui doit entamer son élargissement lors du sommet de Madrid en juillet prochain.
Si la République tchèque entretient avec la France des liens culturels et affectifs de proximité, on souligne dans l’entourage du chef de l’Etat que, paradoxalement, il s’agira peut-être de la plus difficile des visites en Europe de l’Est.
En effet les opinions du président Vàclav Klaus sur l’Europe sont contrastées.
Le premier partage les vues du chef de l’Etat français sur ce que doit être l’Union européenne, tandis que son premier ministre, un ultra-libéral, voit avant tout en l’Europe un grand marché. Ainsi s’attend-on à Paris à un «vrai dialogue» sur les finalités de l’Union européenne, comme le disent les diplomates.
Quant à l’élargissement de l’Alliance atlantique, le souhait de la France de trouver un accord avec la Russie, pour établir avant le sommet de Madrid un climat de sécurité, a créé des remous dans la plupart des pays d’Europe centrale et orientale, mais plus encore en République tchèque.
De source française, on estime que le sommet américano-russe d’Helsinki a aplani les difficultés et rassuré les capitales concernées et que les Tchèques sont désormais assurés de figurer dans la première vague d’élargissement de l’Alliance.
Cependant les dirigeants tchèques voient avant tout en l’Alliance atlantique la protection américaine.
On remarque pudiquement à Paris que l’identité européenne de défense n’est pas leur priorité et que le président français devra faire preuve de pédagogie pour montrer qu’elle est compatible avec l’OTAN.
Mais le président français se rend aussi à Prague pour parler relations bilatérales et, comme il en a pris l’habitude, il a convié une douzaine de chefs d’entreprises publiques et privées à l’accompagner.
De source diplomatique française, on souligne que la France, comme toujours dans les pays d’Europe centrale et orientale, fait figure de parent pauvre, avec seulement 3 à 4% des parts de marché contre 30% à l’Allemagne.
Sur le plan des investissements, elle a régressé depuis 1994 de la troisième à la cinquième place.
Mais on note aussi que les entreprises françaises qui se sont implantées en République tchèque y réussissent et que les privatisations en cours concernent des domaines où la France est généralement bien placée comme l’eau ou la gestion des centrales nucléaires.
Au cours de son voyage, Jacques Chirac posera la première pierre du lycée français de Prague.
Si l’anglais et l’allemand sont les langues étrangères préférées des jeunes Tchèques, le nombre d’élèves apprenant le français est passé de 5% à 9% ces dernières années.
PARIS, 1er Avril (Reuter). — Jacques Chirac effectue mercredi et jeudi une visite d’Etat en République tchèque, qui clôt sa tournée dans les pays d’Europe centrale et orientale.Aux yeux du président français, Prague fait partie des capitales qui peuvent, comme Varsovie et Budapest, prétendre à une adhésion à l’Union européenne à partir de l’an 2000.Elle peut aussi faire partie du premier train d’adhésion à l’Alliance atlantique rénovée, qui doit entamer son élargissement lors du sommet de Madrid en juillet prochain.Si la République tchèque entretient avec la France des liens culturels et affectifs de proximité, on souligne dans l’entourage du chef de l’Etat que, paradoxalement, il s’agira peut-être de la plus difficile des visites en Europe de l’Est.En effet les opinions du président Vàclav...