Outre des responsables du Kazakhstan, hôte et initiateur de la réunion, des délégations d’Afghanistan, d’Azerbaïdjan, de Chine, d’Egypte, d’Inde, d’Iran, d’Israël, du Kirghizistan, de Mongolie, du Pakistan, de Palestine, de Russie, du Tadjikistan, de Turquie et d’Ouzbékistan sont présentes à Almati.
L’objectif de ce séminaire est d’élaborer une déclaration commune préfigurant ce qui sera une charte d’une organisation asiatique, la Conférence sur la collaboration et les mesures de confiance en Asie (CCMCA) que les futurs Etats-membres veulent calquée sur l’OSCE (Organisation pour la sécurité et le coopération en Europe).
Cette déclaration commune définira les principes à respecter dans les relations interétatiques.
Différence notable avec l’OSCE, «les questions des droits de l’homme ne seront pas discutées au sein de la CCMCA», affirme une source officielle kazakhe.
«Le forum CCMCA attire de plus en plus d’Etats et d’organisations préoccupés par la construction d’un système de sécurité en Asie», a déclaré en inaugurant lundi cette réunion Kassimjomart Tokaev, ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan.
Comparée à la première session préliminaire de février 1996, les Etats-Unis et la Ligue arabe sont nouveaux venus sur la liste des observateurs de la CCMCA. Le Japon, l’Indonésie, la Corée du Sud, l’Australie et l’Ukraine sont déjà des pays observateurs.
Les analystes occidentaux s’accordent toutefois à penser que nombre d’obstacles peuvent entraver la construction de la CCMCA et l’adoption d’un texte préparatoire d’une charte.
«Le gouvernement afghan représenté à Almaty n’existe plus», remarque ainsi un diplomate occidental. Le chargé d’Affaires afghan présent est un fidèle de l’ancien président Borhanuddin Rabbani renversé par la milice islamiste des Taliban qui, elle, n’est pas représentée.
En outre, la plupart des délégations sont constituées de diplomates en poste à Almaty ou d’experts des ministères des Affaires étrangères respectifs.
Depuis la première session de février 1996, la donne géopolitique régionale a changé avec, outre la prise de Kaboul par les Taliban, l’émergence en Chine de la crise du Xinjiang, région frontalière de l’Asie centrale ex-soviétique en proie à des troubles séparatistes.


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