«La décision a été prise à l’unanimité et nous en sommes satisfaits», a déclaré à la presse le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk el-Chareh à l’issue de la rencontre des chefs de la diplomatie des pays arabes qui ont participé au sommet du Caire en juin 1996.
M. Chareh a écarté la convocation d’un prochain sommet arabe. «Nous sommes actuellement dans le cadre de l’application des décisions du précédent sommet et lorsqu’il y aura besoin de convoquer un sommet arabe nous le tiendrons», a-t-il affirmé.
Le sommet du Caire avait menacé de geler la normalisation des pays arabes avec l’Etat hébreu si ce dernier ne respectait pas les engagements pris dans le cadre du processus de paix entamé à Madrid en 1991.
Les ministres des pays concernés se sont retrouvés quelques instants après avoir approuvé, durant leur 107e session du conseil de la Ligue, une recommandation de geler la normalisation des pays arabes avec l’Etat hébreu et de fermer les bureaux d’intérêts ouverts depuis les accords israélo-palestiniens de 1993 par les pays arabes.
Pour sa part, le chef du département politique de l’OLP, M. Farouk Kaddoumi a souligné que «l’essentiel est qu’il y ait une réponse rapide à l’appel d’appliquer cette décision». «Toutes les parties sont convaincues de la nécessité de prendre les positions nécessaires pour arrêter l’effondrement du processus de paix», a-t-il ajouté.
Interrogé sur l’éventuelle fermeture des bureaux d’intérêts israéliens ouverts dans certains pays arabes, M. Kaddoumi a affirmé: «Nous parlons des démarches que les Etats arabes peuvent entreprendre», impliquant qu’une telle mesure incombait à Israël et non aux pays arabes. «Chaque pays est libre de décider comment il appliquera la décision, soit graduellement ou d’un seul coup», a-t-il dit.
La recommandation de la Ligue selon lui «ne concerne que les dernières mesures de normalisation prises par certains pays et non les Etats qui ont signé des traités de paix avec Israël», soit l’Egypte et la Jordanie.


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