Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les gays en campagne

LONDRES, 28 Mars (AFP). — Les homosexuels britanniques ont fait irruption cette semaine dans la campagne pour les élections générales avec la reprise du débat sur leur place dans l’armée, qui a démontré qu’ils représentent un groupe à courtiser discrètement par les partis politiques.
A l’occasion de la révision périodique du code de conduite dans les forces armées, sources militaires et groupes de pression libéraux ont rivalisé de «fuites» contradictoires pour laisser entendre qu’une levée du veto contre les gays dans l’armée était ou non en vue.
La question avait été réglée il y a un an après une vaste enquête à tous les degrés de la hiérarchie militaire. A 80%, les militaires s’étaient prononcés pour le maintien de l’ostracisme qui contraint à la démission toute personne qui «admet, manifeste des tendances ou se livre à l’homosexualité».
Un raz-de-marée sexiste largement dû aux conditions dans lesquelles les questionnaires avaient été remplis, avait affirmé l’organisation «Outrage!» sans la protection de l’anonymat et parfois même en présence de supérieurs hiérarchiques.
Le Parlement avait en tout cas avalisé cette politique, appuyée officiellement par le gouvernement conservateur, par un vote dans lequel les députés étaient laissés libres de leur choix.
Au cours des vingt dernières années, 2.000 hommes et femmes ont été contraints de quitter l’armée, dont une trentaine ont porté leur cas devant la Haute Cour ou devant la Cour européenne de justice.
Les conclusions de la révision en cours ne seront pas livrées avant les élections, le 1er mai, et si les travaillistes sont alors au pouvoir comme le donnent à penser les sondages, la doctrine officielle a de bonnes chances de changer.
Si aucun des deux grands partis en campagne ne peut se permettre un soutien explicite à la cause des droits des homosexuels, qui leur aliénerait une trop vaste portion de l’électorat, ces derniers ont cependant recueilli légèrement plus de raisons de voter Labour.
Le parti de Tony Blair est par exemple favorable à une levée de l’interdiction des gays dans l’armée. Chargé de l’Intérieur au Labour, Jack Straw déclarait récemment à un journal pour homosexuels que la politique actuelle «était injuste et serait abolie».
Mais il nuançait en expliquant que tout changement de doctrine serait décidé en consultation avec la hiérarchie militaire et confirmé par le Parlement, mais sans consigne de vote.
Ce qui pourrait bien mener les travaillistes à devoir mettre en œuvre le genre de compromis boîteux auquel a abouti aux Etats-Unis le gouvernement de Bill Clinton, qui souhaitait l’égalité sexuelle absolue et avait fini par se mettre d’accord avec les gradés sur une formule consistant à ce que l’armée n’interroge pas ses recrues sur leurs préférences sexuelles, et que ces dernières se gardent de les proclamer.
Le Labour s’est aussi engagé à supprimer la loi qui interdit aux enseignants et aux autorités locales de présenter l’homosexualité comme un mode de vie normal.
En Grande-Bretagne, la règle du silence consensuel prévaut en politique, où les députés homosexuels avoués se comptent sur les doigts d’une main.
Un silence que l’organisation «Outrage!» a menacé de rompre pendant la campagne en dénonçant 15 députés homosexuels «hypocrites», dont deux ministres, qui ont voté contre l’harmonisation entre homosexuels et hétérosexuels de l’âge du consentement sexuel. Cet âge légal est de 18 ans pour les premiers et de 16 ans pour les seconds.
LONDRES, 28 Mars (AFP). — Les homosexuels britanniques ont fait irruption cette semaine dans la campagne pour les élections générales avec la reprise du débat sur leur place dans l’armée, qui a démontré qu’ils représentent un groupe à courtiser discrètement par les partis politiques.A l’occasion de la révision périodique du code de conduite dans les forces armées, sources militaires et groupes de pression libéraux ont rivalisé de «fuites» contradictoires pour laisser entendre qu’une levée du veto contre les gays dans l’armée était ou non en vue.La question avait été réglée il y a un an après une vaste enquête à tous les degrés de la hiérarchie militaire. A 80%, les militaires s’étaient prononcés pour le maintien de l’ostracisme qui contraint à la démission toute personne qui «admet,...