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Actualités - Chronologie

L'OIT dénonce les violations du code du travail dans vingt pays

GENEVE, 27 Mars (Reuter). — L’Organisation internationale du travail (OIT) a dénoncé jeudi l’attitude d’une vingtaine de pays, dont la Corée du Sud, les invitant à remettre en liberté les travailleurs emprisonnés et à reconnaître aux syndicats un droit à la négociation collective.
Dans un rapport adopté à l’unanimité mercredi, la commission de la liberté d’association de l’agence spécialisée de l’ONU dénonce également les violences perpétrées contre les syndicalistes en Colombie, au Nigeria et au Soudan.
La commission a également appelé le Brésil à annuler les sanctions financières imposées à des salariés de la compagnie pétrolière Petrobas pour leur participation à une grève en 1995. Au Pakistan, des syndicalistes auraient été passés à tabac et incarcérés, souligne le rapport.
Dans ce document de 226 pages, la commission de la liberté d’association de l’OIT a notamment vérifié, dans les pays où elle a mené l’enquête, si les travailleurs disposent du droit fondamental d’organiser et de participer à des négociations collectives.
Le rapport aborde également le cas de la Corée du Sud, où le principal syndicat du pays, la Confédération coréenne des syndicats (KCTU), est toujours considéré par les autorités comme une formation illégale.
Ceci avait conduit en décembre dernier la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) à déposer plainte au nom de la KCTU contre les dispositions votées par le parlement sud-coréen qui durcissaient la législation sociale. La CISL, basée à Bruxelles, a en effet jugé que ces dispositions constituaient une violation des recommandations de l’OIT.
La commission de la liberté d’association de l’OIT a appelé Séoul à autoriser l’envoi d’une mission d’enquête qui lui permettra de s’assurer que les révisions portées actuellement à la législation du travail sont «compatibles avec les principes de la liberté d’association».
La commission a exprimé son inquiétude sur le sort de 19 dirigeants syndicalistes ayant fait l’objet d’un mandat d’arrêt en 1996, ainsi que de 28 salariés emprisonnés ou recherchés pour leur appartenance à des syndicats affiliés à la KCTU.
Le représentant du gouvernement sud-coréen a répliqué que seules 6 de ces 47 personnes étaient actuellement en détention, et que 2 faisaient l’objet d’un mandat d’arrêt. Les autres ont été libérés, a-t-il affirmé.
Le président sud-coréen a entériné le 12 mars une loi qui se substituera à la précédente législation sociale. Celle-ci, votée par le parlement en décembre au terme d’une procédure expéditive et controversée, avait provoqué un large mouvement de protestation dans l’ensemble du pays.
Le revirement du président Kim Young-sam met fin au principe du syndicat unique, que la loi votée en décembre ne prévoyait d’abroger qu’en l’an 2000. Un porte-parole de l’OIT s’est félicité de cette évolution, tout en souhaitant qu’elle soit rapidement mise en application.
Par ailleurs, la commission de l’OIT a vivement critiqué la Colombie, où, affirme-t-elle, des cas de morts violentes, disparition et autres actes de violence contre des syndicalistes ont été rapportés.
Elle a enfin mis en cause le Nigeria, où elle souhaite vivement pouvoir mener bientôt une inspection. Dans le pays le plus peuplé d’Afrique, la situation sur le front du droit du travail n’a fait que se détériorer depuis 1994, a affirmé l’organisation.
GENEVE, 27 Mars (Reuter). — L’Organisation internationale du travail (OIT) a dénoncé jeudi l’attitude d’une vingtaine de pays, dont la Corée du Sud, les invitant à remettre en liberté les travailleurs emprisonnés et à reconnaître aux syndicats un droit à la négociation collective.Dans un rapport adopté à l’unanimité mercredi, la commission de la liberté d’association de l’agence spécialisée de l’ONU dénonce également les violences perpétrées contre les syndicalistes en Colombie, au Nigeria et au Soudan.La commission a également appelé le Brésil à annuler les sanctions financières imposées à des salariés de la compagnie pétrolière Petrobas pour leur participation à une grève en 1995. Au Pakistan, des syndicalistes auraient été passés à tabac et incarcérés, souligne le rapport.Dans ce...