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Actualités - Chronologie

Pour femmes seulement


BRASILIA, 27 Mars (AFP). — A bas les «femmes publiques», les «femmes de rue», les «petites femmes» et les «femmes masculines!». Les Brésiliennes ne veulent plus être traitées de tous les noms et vont jusqu’à vouloir supprimer, des dictionnaires et de la littérature nationale, toutes les expressions qui définissent de façon péjorative le sexe fragile.
L’initiative de cette campagne revient à Mme Lucia Carvalho, présidente de la Chambre législative du District fédéral.
Dans un projet qu’elle présentera au président de la République, Fernando Henrique Cardoso, Mme Carvalho affirme «vouloir faire retirer tous les adjectifs péjoratifs qu’une femme, à l’aube du nouveau siècle, ne peut admettre dans les dictionnaires, les romans et les contes brésiliens».
«Alors que, dans le dictionnaire, un homme public est un homme social, une femme publique est une prostituée. Aussi, un petit homme est tout simplement un homme de petite taille alors qu’une petite femme est une femme facile», affirme Mme Carvalho. «C’est inadmissible!», ajoute-t-elle.
«Aussi, si l’on ouvre le dictionnaire à l’expression «femme masculine» («mulher macho, en portugais»), on y trouve deux définitions: celle de la lesbienne et celle de la femme qui présente les qualités viriles de courage et de décision. Ce sont des qualités propres à l’être humain et non seulement à l’homme, voyons!» s’exclame Mme Carvalho.
Déjà qualifié «d’un féminisme démodé», le projet de Mme Calvalho peut ne pas porter beaucoup de fruits, mais il a déjà créé une vive polémique.
Selon Mme Sonia Magalhaes Miguel, membre du Centre féministe d’études de soutien de Brasilia, «ce n’est pas en supprimant du dictionnaire de telles expressions que l’on va changer quoi que ce soit dans les préjugés dont souffrent les femmes au Brésil».
Institutrice et fille d’instituteurs, Mme Calvalho se dit consciente de ce fait: «Je veux aider à changer les valeurs de notre société pour la replacer dans l’époque actuelle, qui ne devrait plus être aussi replète de préjugés.»
C’est le politiquement correct importé au pays de Jorge Amado, où le machisme reste prépondérant. Pour se défendre de tout extrémisme, Mme Carvalho affirme: «Ouvrez le dictionnaire et vous verrez: la cause est juste!».
Député de gauche et auteur de projets de loi sur le harcèlement sexuel et l’avortement légal, Mme Lucia Carvalho est une pesonnalité très polémique de la scène politique de Brasilia.
En tant que présidente de la Chambre législative du District fédéral, elle avait refusé, la semaine dernière, de concéder à Pelé le titre de citoyen honoraire de la capitale parce qu’«il n’a jamais reconnu la paternité» d’une fille qu’il a eue, lors d’une relation extraconjugale, il y a plus de vingt ans.
BRASILIA, 27 Mars (AFP). — A bas les «femmes publiques», les «femmes de rue», les «petites femmes» et les «femmes masculines!». Les Brésiliennes ne veulent plus être traitées de tous les noms et vont jusqu’à vouloir supprimer, des dictionnaires et de la littérature nationale, toutes les expressions qui définissent de façon péjorative le sexe fragile.L’initiative de cette campagne revient à Mme Lucia Carvalho, présidente de la Chambre législative du District fédéral.Dans un projet qu’elle présentera au président de la République, Fernando Henrique Cardoso, Mme Carvalho affirme «vouloir faire retirer tous les adjectifs péjoratifs qu’une femme, à l’aube du nouveau siècle, ne peut admettre dans les dictionnaires, les romans et les contes brésiliens».«Alors que, dans le dictionnaire, un homme ...