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Actualités - Chronologie

Du drapeau au jetable

FECAMP (France), 27 Mars (AFP). — Du biberon provenant de la plus haute antiquité grecque en passant par un modèle inca, jusqu’au «jetable» de 1997: une collections rassemblant 300 biberons est à nouveau accessible au public à Fécamp (nord-ouest), après un demi-siècle d’éclipse.
Elle avait été constituée à la fin du siècle dernier par Léon Dufour, un pédiatre de Fécamp, véritable inventeur du biberon moderne.
Des biberons de toutes formes, matières ou couleurs sont présentés, venant d’Allemagne, Belgique, Etats-Unis, Japon, France, Suisse, Argentine ou d’Afrique, ont été rassemblés par Dufour (1856-1928), qui s’était lancé dans une croisade contre la mortalité infantile.
Le plus ancien modèle, exposé au musée des Terre-Neuvas de Fécamp, date de l’époque mycéenne (IVe siècle av-JC) et a été découvert en 1885 à Chypre dans une sépulture d’enfant.

But pédagogique

Des biberons en terre cuite de l’époque gallo-romaine sont montrés au côté d’une simple corne de vache trouée, le biberon du moyen-âge ou le biberon inca. On peut découvrir «Les biberons du Dr Dufour», des fioles de verre à tétine en éponge, des modèles en bois, en faïence ou en étain datant du XVIIe siècle.
Au XVIIIe siècle apparaît le biberon muni du «drapeau», un petit morceau de drap, qui permet de protéger les gencives du nouveau-né, mais devient mortel en raison du foyer d’infection qu’il développe.
Les tétines évoluent parallèlement: du pis de vache naturel à la tétine en ivoire rendue flexible grace au bain d’acide chlorydrique, sans oublier celles en cuir, en crin ou encore en parchemin.
Un siècle plus tard apparaît le «biberon qui tue». Ce modèle en verre, muni d’un long tube en caoutchouc entre le flacon et la tétine, permettait au début de la révolution industrielle aux enfants de s’alimenter seuls pour que la mère puisse travailler. Un système qui s’est avéré redoutable par les germes véhiculés.
En 1910, le Parlement français vote une loi pour interdire la vente du biberon à tube qui provoquait une mortalité infantile élevée en raison de la mauvaise qualité du lait.
A la fin du XIXe siècle, le Dr Dufour crée l’«Œuvre de la goutte de lait», une institution qui se répandra en France et dans le monde pour lutter contre la mortalité infantile, en faisant notamment distribuer du lait stérilisé.
L’idée de la collection de biberons avait à l’origine un but pédagogique pour le Dr Dufour qui visait ainsi à montrer aux mères ce qu’il ne fallait pas faire, raconte le conservateur du musée, Marie-Hélène Desjardins - Menegalli.
Il a réuni berceaux, costumes, jouets pour créer un musée de l’enfance dont il fait don à la ville à sa mort.
Le musée sera fermé pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour la première fois depuis 50 ans, seuls «les biberons» du Dr Dufour sont à nouveau exposés.
FECAMP (France), 27 Mars (AFP). — Du biberon provenant de la plus haute antiquité grecque en passant par un modèle inca, jusqu’au «jetable» de 1997: une collections rassemblant 300 biberons est à nouveau accessible au public à Fécamp (nord-ouest), après un demi-siècle d’éclipse.Elle avait été constituée à la fin du siècle dernier par Léon Dufour, un pédiatre de Fécamp, véritable inventeur du biberon moderne.Des biberons de toutes formes, matières ou couleurs sont présentés, venant d’Allemagne, Belgique, Etats-Unis, Japon, France, Suisse, Argentine ou d’Afrique, ont été rassemblés par Dufour (1856-1928), qui s’était lancé dans une croisade contre la mortalité infantile.Le plus ancien modèle, exposé au musée des Terre-Neuvas de Fécamp, date de l’époque mycéenne (IVe siècle av-JC) et a...