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Actualités - Chronologie

Riyadh interdit

BREME (Allemagne), 10 Mars (AFP). – Les autorités médicales de Brême (nord) ont interdit provisoirement, à l’hôpital central de la ville, d’utiliser un programme informatique pour évaluer les chances de survie des malades placés en soins intensifs.
La décision s’appuie sur des raisons strictement médicales et de sûreté mais aussi éthiques, ont précisé les autorités. Le programme doit ainsi être soumis à la commission d’éthique du conseil de l’ordre des médecins qui pourra seule décider de son réemploi.
L’annonce de l’utilisation d’un tel programme dans un pays particulièrement sensible à toute forme d’euthanasie, une pratique courante du régime nazi, a fait scandale. Le quotidien populaire «Bild» (dix millions de lecteurs) en a fait sa «une», reprenant des informations de l’hebdomadaire «Die Woche» paru le même jour.
Le programme, conçu par un chirurgien londonien, René Chang, et baptisé RIYADH, évalue les chances de survie et permet de les mettre en balance avec le coût des soins, explique Die Woche. Une cinquantaine de stations de soins intensifs l’utilisent déjà en Angleterre, précise-t-il.
En Allemagne, trois unités avaient décidé de le tester, à Brême, à la clinique universitaire de Cologne (ouest) et à l’hôpital de la Charité de Berlin. Mais il n’a été employé jusqu’ici que pour concourir aux choix thérapeutiques des médecins.
A juste titre, semble-t-il, puisque «Die Woche» raconte qu’il y a quelques mois, l’ordinateur avait fait apparaître, pour un patient de 70 ans, le symbole d’un lit sur fond rouge, signifiant une probabilité de décès de 99,9%. Guenther W. a finalement survécu, envoyant la semaine dernière une carte postale de Paris à ses médecins de l’hôpital de la Charité.
Le médecin chef de l’hôpital, Helmar Wauer, a du reste noté que sur 53 malades promis à la mort par l’ordinateur, six ont survécu.
BREME (Allemagne), 10 Mars (AFP). – Les autorités médicales de Brême (nord) ont interdit provisoirement, à l’hôpital central de la ville, d’utiliser un programme informatique pour évaluer les chances de survie des malades placés en soins intensifs.La décision s’appuie sur des raisons strictement médicales et de sûreté mais aussi éthiques, ont précisé les autorités. Le programme doit ainsi être soumis à la commission d’éthique du conseil de l’ordre des médecins qui pourra seule décider de son réemploi.L’annonce de l’utilisation d’un tel programme dans un pays particulièrement sensible à toute forme d’euthanasie, une pratique courante du régime nazi, a fait scandale. Le quotidien populaire «Bild» (dix millions de lecteurs) en a fait sa «une», reprenant des informations de l’hebdomadaire...