«A l’avenir, si nous avons assez de ressources, nous fournirons une éducation séparée pour les femmes», a affirmé à cette occasion le ministre taliban de l’Education supérieure Maulavi Hamdullah Numani.
Les femmes n’ont apparemment pas été officiellement bannies de l’université de Kaboul mais leur présence est rendue pratiquement impossible.
«Le principal problème, c’est le manque de ressources, nous avons besoin de locaux et de dortoirs séparés», a précisé le ministre.
Malgré une interdiction édictée par les Taliban pour les femmes de travailler en public, M. Numani a indiqué qu’elles seraient autorisées à être professeurs comme elles sont déjà autorisées à travailler dans le secteur médical.
Les femmes ne peuvent pas étudier pour devenir ingénieur, mais elles peuvent étudier la médecine, les sciences de l’éducation et d’autres disciplines à caractère social, a précisé M. Numani.
Le recteur de l’université, Amir Shah Hassanyar, a affirmé que 60 de ses 360 professeurs étaient des femmes, mais aucune n’a assisté à la cérémonie d’ouverture de l’université qui a duré trois heures.
Il a précisé que le département de français à la faculté des langues resterait fermé faute de personnel suffisant.
L’aide internationale serait probablement interrompue si les femmes devaient être interdites d’entrée à l’université, estime-t-on dans la communauté des organisations humanitaires.
Toutefois, aucune femme ne semble pour le moment s’être inscrite à l’université alors qu’on attend environ 5.000 étudiants de sexe masculin pour la rentrée prévue lundi.


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