Malgré l’acharnement de l’archéologue anglais F. L. Griffith, à qui l’on doit depuis 1909 la lecture de l’essentiel du millier de textes méroïtiques connus, cette langue demeure largement incompréhensible.
Elle est parfois dérivée du démotique, la langue parlée des anciens Egyptiens, ou des hiéroglyphes qui, comme l’a prouvé Griffith, étaient tournés en sens inverse de ceux d’Egypte, le bas en haut, l’écriture à l’envers.
Ces rois soudanais ont érigé un grand nombre de monuments influencés par l’architecture ptolémaïque, comme le montrent la cité royale de Méroé et ses pyramides où le temple du dieu-lion Apedemek près de Naga et les temples d’Amon également dans cette région.
Découvertes par le Français Frédric Cailliaud, suivi de Linant de Bellefonds, venus au début du siècle dernier avec les armées égypto-turques de Mohamed Ali, les pyramides royales de Méroé regroupaient notamment les sépultures de vingt rois, huit reines et trois princes royaux.
Les esquisses réalisées par ces deux Français montrent les ravages des temps et des hommes sur ces monuments. Ils ont été particulièrement ravagés par l’explorateur italien Ferlini qui a décapité les pyramides.
«Il a prétendu avoir découvert au sommet des pyramides des bracelets en or et d’autres bijoux en pierres semi-précieuses», affirme le professeur Friederich Hinkel du Musée d’Egyptologie de Berlin.
«C’est absolument impossible, car la tradition était d’enterrer les trésors avec le défunt dans le caveau funéraire situé dans la profondeur de la pyramide», ajoute-t-il.
Il affirme que l’intention de l’explorateur italien était «d’induire en erreur ceux qui le suivraient pour se donner du temps pour s’emparer des trésors».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir