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Actualités - Chronologie

Khartoum accuse l'Ouganda d'attaquer le Soudan

KHARTOUM, 10 Mars (AFP). — Le gouvernement soudanais a accusé l’Ouganda d’avoir attaqué la ville frontalière de Kaya, dans le sud du Soudan, quelques heures après l’annonce par la guérilla sudiste soudanaise de la prise de cette ville et de celle de Gumuli.
Le porte-parole des forces armées soudanaises, le général Mohamed al-Sanoussi Ahmed, a affirmé à la presse que les troupes ougandaises «ont lancé, à partir des régions ougandaises de Kebku et de Kiro, une attaque contre la ville de Kaya», près de la frontière de l’Ouganda. Il n’a en revanche pas mentionné la ville de Gumuli.

Le général Ahmed a également accusé Kampala d’avoir ouvert «un passage» pour les rebelles de l’Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA de John Garang) à travers la région ougandaise de Fakola pour leur permettre d’«avancer vers la ville soudanaise de Yei», à 150 km au sud-ouest de Juba, capitale de la province de l’Equateur oriental.

Les combats se poursuivent dans cette région du sud du Soudan, a-t-il ajouté.

La SPLA a annoncé à Asmara (Erythrée) avoir lancé une attaque dimanche, qui lui a permis de s’emparer de Kaya et de Gumuli, et a également affirmé que ses forces étaient à 3 km de Yei.
La SPLA se bat depuis 1983 pour libérer le sud du pays, à majorité chrétienne et animiste, de la domination du nord arabo-musulman.

Pour sa part, le ministre soudanais de l’Information, le général al-Tayeb Ibrahim Mohamed Khair, a estimé que cette attaque intervenait en «mise en œuvre des intentions hostiles affichées ouvertement par le président ougandais (Yoweri) Museveni».

Il se référait à une déclaration faite par M. Museveni, fin janvier, dans laquelle il avait affirmé qu’il ne voyait plus de solution pour normaliser les relations avec le Soudan et que Kampala en cherchait une «sur le champ de bataille».

Un porte-parole ougandais avait ensuite souligné que les propos de M. Museveni ne signifiaient pas une volonté de déclarer la guerre au Soudan.
Affirmant que le Soudan «se réserve le droit de repousser tout acte d’agression par tous les moyens», le général Khair a souligné dimanche que «l’importante quantité de chars et d’artillerie lourde» utilisée dans l’attaque et dont ne disposait pas la SPLA démontrait l’implication de Kampala.
Le ministre a indiqué s’attendre à ce que Kampala démente être à l’origine de «cette attaque traître contre le territoire soudanais, comme l’avaient fait l’Ethiopie et l’Erythrée, après l’invasion de Kurmuk».
L’Alliance nationale démocratique (AND), qui regroupe l’opposition nordiste et la SPLA, avait lancé le 12 janvier une importante offensive contre l’est du Soudan, qui lui avait permis de prendre les villes de Kurmuk et de Qeissan, frontalières avec l’Ethiopie. Asmara et Addis-Abeba avaient démenti toute implication.
Début février, Khartoum avait accusé l’Ouganda de préparer une attaque contre le sud du Soudan en soutenant la guérilla sudiste. Kampala avait démenti et pour sa part accusé Khartoum d’avoir violé l’espace aérien ougandais, au-dessus de la ville d’Arua, à 80 km au sud de la frontière avec le Soudan, ce que Khartoum avait démenti.
Les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques en 1995 en s’accusant mutuellement de soutenir des mouvements de rébellion opérant à partir du territoire de l’autre pays.
KHARTOUM, 10 Mars (AFP). — Le gouvernement soudanais a accusé l’Ouganda d’avoir attaqué la ville frontalière de Kaya, dans le sud du Soudan, quelques heures après l’annonce par la guérilla sudiste soudanaise de la prise de cette ville et de celle de Gumuli.Le porte-parole des forces armées soudanaises, le général Mohamed al-Sanoussi Ahmed, a affirmé à la presse que les troupes ougandaises «ont lancé, à partir des régions ougandaises de Kebku et de Kiro, une attaque contre la ville de Kaya», près de la frontière de l’Ouganda. Il n’a en revanche pas mentionné la ville de Gumuli.Le général Ahmed a également accusé Kampala d’avoir ouvert «un passage» pour les rebelles de l’Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA de John Garang) à travers la région ougandaise de Fakola pour leur permettre...