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Actualités - Chronologie

La FED prend une assurance contre l'inflation

WASHINGTON, 26 Mars (AFP). — La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé mardi de resserrer sa politique monétaire pour la première fois depuis plus de deux ans afin de prévenir tout risque d’inflation, malgré l’absence de signe de surchauffe.
Cette mesure, qui porte le taux interbancaire de 5,25 à 5,50%, était largement attendue après les récentes déclarations en ce sens faites au Congrès par le président de la Fed, Alan Greenspan.
La décision de la Fed a été rapidement suivie par une hausse d’un quart de point à 8,50% du taux de base de plusieurs grandes banques, dont Citibank et Banc One. Ce taux sert de référence pour le calcul de tout un ensemble de crédit à la consommation et affecte également les prêts immobiliers.
Dans un texte publié à l’issue de sa réunion à huis clos, le Comité monétaire de la Fed explique sa décision «à la lumière de la vigueur persistante de la demande, qui accroît progressivement les risques de voir se développer des déséquilibres inflationnistes pouvant miner à terme la longue expansion».
L’économie américaine entre dans sa septième année de croissance.
Dans ces conditions, poursuit le texte, reprenant quasiment mot pour mot les propos d’Alan Greenspan devant une commission du Congrès la semaine dernière, «un léger resserrement des termes monétaires est vu comme une mesure prudente, donnant davantage de garantie que l’expansion économique actuelle va se poursuivre avec une inflation faible pour le restant de 1997 et en 1998».
La Maison-Blanche a accueilli plutôt fraîchement le tour de vis de la Fed.
Le secrétaire américain au Trésor Robert Rubin et le chef des conseillers économiques du président Bill Clinton, Janet Yellen, ont ainsi souligné dans un bref communiqué que les récents indicateurs montraient «la poursuite d’une expansion économique équilibrée et saine avec un taux de chômage bas, un nombre élevé de créations d’emploi et une inflation faible».
Plusieurs sénateurs démocrates ainsi que les milieux industriels américains ont ouvertement et durement critiqué la mesure de la Réserve fédérale.
«Je pense que c’est une mauvaise décision», a lancé le sénateur Paul Sarbanes (démocrate du Maryland) dans une interview sur la chaîne financière CNBC. Il a affirmé qu’aucune statistique ne montre un danger de reprise de l’inflation. Un relèvement des taux sans aucun signe d’inflation, et ce à un moment où l’on réduit les dépenses publiques pour équilibrer le budget, «va sacrifier inutilement des emplois», a-t-il encore dit.
Encore plus dur, le groupement national des industries manufacturières américaines (NAM) qui représente 14.000 entreprises, a qualifié la mesure de la Fed «d’erreur grave et regrettable». Avec un taux de croissance probable de 2,5% en 1997 sans signe de tension sur les salaires, il n’y a aucune raison de croire que l’économie risque de croître au-delà de son potentiel, a-t-il ajouté.
WASHINGTON, 26 Mars (AFP). — La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé mardi de resserrer sa politique monétaire pour la première fois depuis plus de deux ans afin de prévenir tout risque d’inflation, malgré l’absence de signe de surchauffe.Cette mesure, qui porte le taux interbancaire de 5,25 à 5,50%, était largement attendue après les récentes déclarations en ce sens faites au Congrès par le président de la Fed, Alan Greenspan.La décision de la Fed a été rapidement suivie par une hausse d’un quart de point à 8,50% du taux de base de plusieurs grandes banques, dont Citibank et Banc One. Ce taux sert de référence pour le calcul de tout un ensemble de crédit à la consommation et affecte également les prêts immobiliers.Dans un texte publié à l’issue de sa réunion à huis clos, le Comité...