Après plusieurs tentatives de sauvetage, Moby – comme a été surnommé le malheureux cétacé – semblait désormais hors de danger. Les sauveteurs ont lancé un appel aux habitants qui l’apercevraient au large, afin d’attester du succès définitif de l’opération.
«Avec un peu de chance, il est en route vers les Açores», a estimé un garde-côte.
Moby s’était égaré dans le secteur et semblait trop effrayé par le bruit du trafic sur les ponts routier et ferroviaire qui traversent l’estuaire, au nord d’Edimbourg, pour rebrousser chemin.
Le cétacé était presque parvenu à gagner la haute mer, guidé notamment par le sonar d’un de ses camarades qui l’attendaient au bout de l’estuaire et par une armada de 10 bateaux. Mais une forte marée l’avait apparemment repoussé vers la terre, où il risquait de s’échouer sur les hauts fonds de l’embouchure.
Dimanche matin, les sauveteurs avaient mis en place une flottille de petits bateaux qui utilisaient le bruit de leurs moteurs pour effrayer Moby et l’empêcher de bouger, avant de tenter de le repousser vers la haute mer lors de la nouvelle marée, dans le courant de l’après-midi.
Des bateaux, armés de canons à eau, ont également été utilisés pour canaliser le cachalot dans un chenal où il ne risquait pas de s’échouer.
Les sauveteurs avaient même ordonné la réduction de la vitesse des voitures et l’interruption des travaux en cours sur l’un des ponts.
Les trois autres cachalots, compagnons de migration de Moby, égarés sur le chemin entre l’Arctique et les Açores, ont patiemment attendu au large l’heureuse issue.


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