A chaque fois, la police palestinienne est intervenue en force pour tenter de contenir les manifestants mais les heurts ont néanmoins fait des blessés dans les rangs palestiniens, selon des témoins.
Plus de 100 policiers d’élite au service de sécurité préventive du colonel Jibril Rajoub ont utilisé des barrières métalliques anti-émeutes ainsi que des camionnettes pour empêcher les manifestants d’approcher d’une position israélienne à Bethléem.
Les quelque 300 étudiants, partis de l’université de Bethléem, voulaient défiler jusqu’au «tombeau de Rachel», un lieu-saint juif gardé par l’armée où de violents affrontements ont lieu quotidiennement depuis une semaine.
Une vingtaine d’étudiants ont pourtant pu passer les lignes de la police palestinienne. Ils ont jeté des pierres sur les soldats israéliens qui ont riposté en tirant des balles en caoutchouc, des grenades lacrymogènes et des grenades à souffle.
Deux Palestiniens ont été blessés par des balles en caoutchouc. La veille, 25 Palestiniens avaient été blessés lors d’émeutes qui ont sécoué Bethléem pendant plusieurs heures.
Deux jeunes, le visage masqué par des keffiehs, ont brûlé des drapeaux israélien et américain, pour exprimer leur méfiance vis-à-vis de la mission de médiation du diplomate américain Dennis Ross.
Des affrontements ont également eu lieu dans le village de Teqoa, proche de Bethléem, où quatre Palestiniens, dont un policier, ont été blessés par des balles en caoutchouc tirées par des soldats israéliens.
Plusieurs centaines d’écoliers se rendant en classe dans la matinée ont commencé à jeter des pierres sur des militaires qui ont riposté.
La police palestinienne a brièvement tenté de contenir les manifestants mais y a renoncé quand l’un de ses membres, Chérif Mohammed Abou Hawa, a été touché par une balle en caoutchouc israélienne, selon les témoins. Trois manifestants ont aussi été atteints par les balles.
Dans la journée, Israël avait arrêté une série de mesures d’allègements mineurs du bouclage des territoires de Cisjordanie et Gaza.
Le ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï et le général Amnon Shahak, chef d’état-major, ont porté à 480 le nombre de médecins et infirmiers des territoires palestiniens autorisés à se rendre en Israël.
Ils ont en outre levé le bouclage pour les ambulances palestiniennes dans les cas d’urgences, ainsi que pour les familles et avocats des prévenus palestiniens convoqués devant des tribunaux en Israël.
Les membres du Conseil législatif palestinien résidents de la bande de Gaza ont d’autre part été autorisés à se rendre mercredi à une séance du Conseil, prévue à Ramallah.
Enfin, du gaz et des carburants pourront être fournis à la bande de Gaza, à condition toutefois que ces livraisons obéissent aux normes de sécurité exigées par l’armée israélienne.
Le bouclage de la Cisjordanie et Gaza contraint au chômage forcé environ 50.000 ouvriers palestiniens qui disposent de permis pour travailler en Israël.


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