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Actualités - Chronologie

France : le PIB dépasserait les 2.5% après juin

PARIS, 24 Mars (Reuter). — La croissance de l’économie française devrait atteindre, comme prévu, un rythme annualisé de 2,5% au premier semestre 1997 et devrait s’accélérer par la suite sous l’effet notamment de la hausse du dollar, estime l’Insee dans sa dernière note de conjoncture publiée mardi.
L’institut, pour qui cette appréciation de la devise américaine n’exercera surtout ses effets sur l’activité qu’au 2e semestre, a chiffré à 0,4% l’impact positif sur le PIB français d’une hausse de 10% du billet vert. L’Insee avait retenu un cours de 5,10 FF dans ses prévisions 1997 faites en décembre 1996, alors que le dollar vaut aujourd’hui près de 5,70 FF. L’Insee ne fournit cependant aucune prévision chiffrée pour le second semestre 1997, l’horizon de sa note de conjoncture s’arrêtant à la fin juin.
Sous le titre «Nette embellie du climat conjoncturel», l’institut confirme dans l’ensemble ses prévisions d’il y a trois mois: la croissance du PIB au 1er semestre 1997 serait toujours de 0,9%, la consommation des ménages s’accélérerait un peu (+0,4% au lieu de 0,3% initialement anticipé), mais l’investissement des entreprises n’augmenterait plus que symboliquement (+0,1% au lieu de +0,9%).
Sur le chômage, l’Insee continue à prévoir une aggravation. De 12,7% en janvier, le taux de chômage atteindrait 12,9% de la population active en juin, soit un peu moins que les 13% anticipés dans la précédente note. Mais Alain Chappert, qui dirige le département de conjoncture, a qualifié la nouvelle prévision de «fragile» et n’a pu dire si ce nouveau taux constituerait un sommet.
Au 1er semestre 97, le principal moteur de la croissance serait le commerce extérieur avec une hausse deux fois plus forte pour les exportations (+3,2%) que pour les importations (+1,6%).
La demande intérieure contribuerait aussi à la croissance, grâce surtout à une reprise de la consommation des ménages. Grâce notamment à la baisse de l’impôt sur le revenu disponible, elle bondirait de 1,0% au 1er semestre 97 après une hausse de 0,1% au 2e semestre 96 et une baisse de 0,3% au semestre précédent. Mais les ménages mettraient aussi davantage d’argent de côté et leur taux d’épargne atteindrait 13,0% contre 12,5% en 1996.
Quant à l’investissement des entreprises, il ne croîtrait plus que de 0,1% (+1,6% au 2e semestre 96), ajoute l’Insee en soulignant le très bas taux d’utilisation des capacités de production.
L’institut se dit finalement relativement optimiste. Selon lui, l’impulsion apportée au 1er semestre par la demande externe et par la baisse des taux devrait progressivement entraîner la demande interne. L’accélération pourrait même intervenir plus vite que prévu pour peu que la reconstitution des stocks prenne de l’ampleur.
Le gouvernement prévoit pour sa part une croissance d’au moins 2,3% pour 1996.
PARIS, 24 Mars (Reuter). — La croissance de l’économie française devrait atteindre, comme prévu, un rythme annualisé de 2,5% au premier semestre 1997 et devrait s’accélérer par la suite sous l’effet notamment de la hausse du dollar, estime l’Insee dans sa dernière note de conjoncture publiée mardi.L’institut, pour qui cette appréciation de la devise américaine n’exercera surtout ses effets sur l’activité qu’au 2e semestre, a chiffré à 0,4% l’impact positif sur le PIB français d’une hausse de 10% du billet vert. L’Insee avait retenu un cours de 5,10 FF dans ses prévisions 1997 faites en décembre 1996, alors que le dollar vaut aujourd’hui près de 5,70 FF. L’Insee ne fournit cependant aucune prévision chiffrée pour le second semestre 1997, l’horizon de sa note de conjoncture s’arrêtant à...