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Actualités - Chronologie

Pekin lutte contre le séparatisme tibetain même dans les prisons

PEKIN, 24 Mars (AFP). – La Chine a décidé de lutter contre le «séparatisme» jusque dans les prisons tibétaines et de «débusquer» les «bandes terroristes» dans la région musulmane du Xinjiang (nord-ouest), récemment frappée par une série d’attentats, a rapporté la presse.
«Le combat contre le séparatisme et la préservation de l’unité nationale sont depuis longtemps les principales tâches politiques» du personnel pénitentiaire, a déclaré Gyamco, vice-président de la région autonome du Tibet, cité par le Quotidien du Tibet reçu lundi à Pekin.
«Les cadres de la police sont en première ligne dans ce combat, dans lequel toute ambiguïté doit être considérée comme une erreur politique», a-t-il ajouté au cours d’une réunion sur le «travail politique» en prison, qui s’est déroulée du 10 au 12 mars à Lhassa, le chef-lieu.
«Il faut à tout moment parler politique (...) afin de pouvoir rééduquer la pensée des prisonniers, les remettant sur le droit chemin, élevant ainsi leur utilité politique et sociale», a de son côté déclaré Ci Cheng, membre du comité permanent du Parti communiste du Tibet.
Des centaines de moines et de laïques, selon des organisations humanitaires internationales, sont détenus dans les prisons tibétaines pour leurs sympathies envers le dalaï lama, le chef spirituel des Tibétains, vivant en exil depuis la répression d’une révolte antichinoise en 1959.
Au Xinjiang, frappé fin février par trois attentats à la bombe qui ont fait 9 morts et 74 blessés dans trois autobus d’Urumqi (le chef-lieu), le département de la Sécurité publique a désigné les «bandes terroristes» comme cible principale de la «campagne du printemps contre la criminalité».
Cette campagne se doit de «débusquer les bandes terroristes» et de «les écraser avec le soutien des masses populaires», selon le communiqué de la Sécurité publique.
«Il faut également s’attaquer au trafic de drogue, d’armes et aux activités religieuses illégales», a-t-il ajouté.
Neuf personnes soupçonnées d’être impliquées dans les attentats de février – qui ont été revendiqués par des groupes indépendantistes ouïghours (l’ethnie majoritaire au Xinjiang) – ont déjà été arrêtées, selon Pékin.
Des organisations ouïghoures ont, de leur côté, annoncé la semaine dernière depuis le Kazakhstan voisin que les autorités s’apprêtaient à passer par les armes 10 personnes. Ces mêmes organisations ont dénoncé l’exécution d’au moins 100 personnes à la suite des heurts entre indépendantistes et forces de sécurité début février à Yining (ouest du Xinjiang).
La «campagne du printemps» contre la criminalité est un prolongement de celle lancée en avril de l’an dernier à travers tout le pays, et qui s’est soldée jusqu’à présent par près de 3.000 exécutions et des dizaines de milliers de personnes condamnées à la prison à vie ou à de lourdes peines de réclusion.
PEKIN, 24 Mars (AFP). – La Chine a décidé de lutter contre le «séparatisme» jusque dans les prisons tibétaines et de «débusquer» les «bandes terroristes» dans la région musulmane du Xinjiang (nord-ouest), récemment frappée par une série d’attentats, a rapporté la presse.«Le combat contre le séparatisme et la préservation de l’unité nationale sont depuis longtemps les principales tâches politiques» du personnel pénitentiaire, a déclaré Gyamco, vice-président de la région autonome du Tibet, cité par le Quotidien du Tibet reçu lundi à Pekin.«Les cadres de la police sont en première ligne dans ce combat, dans lequel toute ambiguïté doit être considérée comme une erreur politique», a-t-il ajouté au cours d’une réunion sur le «travail politique» en prison, qui s’est déroulée du 10 au 12...