«La Banque réagira positivement à une demande égyptienne» de financer ce projet a déclaré M. Abdallah Bou Habib, conseiller du président de la Banque mondiale pour les affaires du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, dans un entretien publié par le quotidien arabe al Hayat.
«Il y a deux mois, nous avons dépêché en Egypte une mission de la Banque pour effectuer de études sur le projet», a affirmé M. Habib, ajoutant que cette mission doit présenter prochainement un rapport à ce sujet aux responsables concernés de la Banque.
Il a cependant précisé qu’une décision sur le financement du projet «prendra du temps», d’autant que «la décision définitive n’est pas dans les mains d’une seule personne».
Mais «vu les relations excellentes entre la Banque et l’Egypte, nous nous efforçons de prendre rapidement une telle décision».
La presse d’opposition égyptienne avait assuré récemment que la Banque Mondiale avait refusé de financer le projet du nouveau Delta.
Interrogé sur ces informations, M. Bou Habib a indiqué que «la Banque mondiale ne veut pas que le drame du Haut-Barrage se reproduise».
Il faisait référence au refus par la Banque, au milieu des années 50, de financer le projet de construction du Haut Barrage d’Assouan (sud), ce qui a amené l’ex-président Gamal Abdel Nasser à nationaliser le canal de Suez pour trouver des financements, provoquant l’attaque tripartite menée en 1956 contre l’Eygpte par la France, la Grande-Bretagne et Israël.
Le 9 janvier, le président égyptien Hosni Moubarak avait donné le coup d’envoi des travaux de construction d’un «nouveau Delta», dans les déserts du sud-ouest, afin de porter d’ici 25 ans, grâce à l’eau du Nil, la superficie utilisable à 30% du territoire, contre 5,5% aujourd’hui.


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