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Actualités - Chronologie

Le crédit lyonnais optimiste pour l'année 1997

PARIS, 21 Mars (Reuter). — Le Crédit Lyonnais a retrouvé une rentabilité courante structurellement positive et attend sereinement les contreparties que demandera la Commission de Bruxelles en échange du plan de préparation à sa privatisation, qui passera par une nouvelle recapitalisation de l’Etat, a déclaré son président, Jean Peyrelevade.
«Nous ne sommes pas en situation d’urgence (...), nous pouvons attendre sereinement, notre rentabilité courante nous le permet», a-t-il dit en commentant devant la presse les comptes 1996 de la banque publique, marqués par un bénéfice net, part du groupe, de 202 millions de FF (13 millions en 1995).
Ce résultat s’entend après versement à l’Etat de 107 millions de FF, pour ce qui s’apparente à une clause de retour à meilleure fortune, et de nouvelles charges exceptionnelles.
Parmi celles-ci, figurent le financement, à hauteur de 1.872 millions de FF, du nouveau plan social qui doit réduire de 5.000 ses effectifs en France sur la période 1997-1998, et des charges de restructuration de 607 millions en Europe, essentiellement sur les filiales allemande et espagnole. S’y ajoute une charge de 200 millions de FF pour le coût du passage à l’euro.
Ces charges sont compensées en partie par une reprise de 550 millions de FF sur 1995 découlant de la décision prise cette année par l’Etat de «neutraliser» le coût de financement du prêt accordé à la banque à l’EPFR, l’établissement public chargé de financer les actifs logés dans le Consortium de réalisation.
Jean Peyrelevade a souligné le «redressement spectaculaire» des résultats du Lyonnais qui, avant impôt et éléments exceptionnels, ont été multipliés par trois l’an passé pour atteindre 4,5 milliards de FF.
«Si nous continuons sur le même rythme, nous aurons rapidement rattrapé le peloton des banques concurrentes», a-t-il dit. Cette amélioration est illustrée par une hausse, d’un exercice sur l’autre, de 2,9 milliards de FF du résultat brut d’exploitation, à 9,5 milliards, qui tient à une hausse du produit net bancaire (PNB) et à une diminution des coûts de fonctionnement.
La hausse du PNB (+5,9% à périmètre constant à 44,5 milliards de FF) provient essentiellement de l’international et des activités de marché.
Mais Jean Peyrelevade a noté aussi que le Crédit Lyonnais «tenait ses positions commerciales en France», où le PNB n’a reculé que de 1% sur l’année, soit moins que redouté.
Quant aux charges de fonctionnement, elles ont diminué de 2,1% à 4,5 milliards, la baisse atteignant 3,5% sur la France.
Les mêmes tendances devraient se poursuivre sur 1997, que le Crédit Lyonnais aborde «avec un optimisme raisonné».
La banque table ainsi sur une nouvelle hausse modeste du PNB, une maîtrise poursuivie des frais généraux, contenus depuis trois ans, et une baisse de sa charge du risque qui, si elle a été globalement stable en 1996, a vu son profil en France, notamment sur les PME, s’améliorer constamment au fil des mois.
Si l’on ajoute le plein effet des charges de restructuration non récurrentes de 1996, il paraît clair à Jean Peyrelevade que le résultat net devrait «avoir une expression non plus en centaines de millions, mais en termes de milliards», «Ça me paraît maintenant l’unité pertinente», a-t-il dit.
Les seules incertitudes concernent, selon lui, les décisions que prendra Bruxelles, sans doute concernant une nouvelle réduction du périmètre de la banque, au regard de la recapitalisation qu’il estime toujours nécessaire en préalable à la privatisation prévue à l’horizon 1998/1999.
Ces cessions d’actifs n’inquiètent pas outre mesure Jean Peyrelevade dès lors que le Crédit Lyonnais peut rester maître de leur calendrier, a-t-il dit en substance.
«Nous réduisons notre périmètre et nous continuerons à le réduire», a-t-il indiqué en précisant que la banque le faisait avec une extrême attention de façon à ce que les cessions se traduisent «pour le Crédit Lyonnais par des perspectives dans ses comptes qui sont favorables».
«Dans cet esprit, la BfG aujourd’hui n’est pas à vendre», a-t-il indiqué, en se refusant d’en dire plus sur la situation de la filiale allemande.
PARIS, 21 Mars (Reuter). — Le Crédit Lyonnais a retrouvé une rentabilité courante structurellement positive et attend sereinement les contreparties que demandera la Commission de Bruxelles en échange du plan de préparation à sa privatisation, qui passera par une nouvelle recapitalisation de l’Etat, a déclaré son président, Jean Peyrelevade.«Nous ne sommes pas en situation d’urgence (...), nous pouvons attendre sereinement, notre rentabilité courante nous le permet», a-t-il dit en commentant devant la presse les comptes 1996 de la banque publique, marqués par un bénéfice net, part du groupe, de 202 millions de FF (13 millions en 1995).Ce résultat s’entend après versement à l’Etat de 107 millions de FF, pour ce qui s’apparente à une clause de retour à meilleure fortune, et de nouvelles charges...