Rassuré sur la qualité de sa préparation hivernale et sur son état de forme, le Français ne peut s’empêcher de penser à son succès sur la Via Roma en 1995, qui avait donné le coup d’envoi d’une formidable saison.
Après une année 1996 gâchée par des ennuis de santé, Jalabert veut redevenir l’incontestable patron du peloton et ce qu’il a montré sur les routes de Paris-Nice suggère qu’il en est capable.
Le plus dangereux de ses adversaires, au moins sur les courses d’un jour, devrait être Johan Museeuw, qui tentera de devenir le premier coureur à s’adjuger trois fois de suite le classement général de la Coupe du monde.
Le Belge, âgé de 31 ans, avait songé à raccrocher mais il a changé d’avis après une saison 1996 qui l’a vu remporter, outre la Coupe du monde, le titre mondial sur route à Lugano.
Première classique de la saison, la «Primavera» est aussi l’une des plus fascinantes. Sa longueur inhabituelle — 294 km — et la terrible ascension du Poggio, à quelques kilomètres de l’arrivée, contribuent à sa légende.
Leblanc veut voir
le Poggio
Outre Jalabert et Museeuw, il convient de citer, parmi les favoris, le Russe Viatcheslav Ekimov, très en vue depuis le début de la saison, et l’Italien Gabriele Colombo, surprenant vainqueur l’an dernier.
Un doute plane sur la participation de l’Italien Maurizio Fondriest, qui souffre d’une blessure au dos. S’il s’aligne en pleine possession de ses moyens, l’ancien champion de monde, vainqueur de Milan-San Remo en 1993, sera l’un des prétendants à la victoire.
D’autres espèrent un exploit, comme le Français Luc Leblanc, qui n’a jamais vu le Poggio en 11 ans de carrière puisqu’il a toujours abandonné avant, mais qui se sent, cette année, des fourmis dans les jambes.
La Coupe du monde se poursuivra ensuite avec les habituelles classiques de printemps, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et l’Amstel Gold race.
Après une pause pour céder la place au Giro et au Tour de France, la compétition reprendra avec la Classica San Sebastian, la Rochester Classic et le Grand Prix de Suisse.
Elle connaîtra son épilogue en octobre avec Paris-Tours et le Tour de Lombardie.

