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Actualités - Chronologie

Arafat veut relancer le terrorisme accuse Netanyahu

Yasser Arafat veut «relancer le terrorisme» pour riposter au lancement des travaux d’aménagement d’un nouveau quartier juif à Jérusalem-Est; il n’empêche: les relations de Benjamin Netanyahu avec lui sont «bonnes et correctes». Mieux: le premier ministre israélien tient à le rencontrer, mais c’est le président de l’Autorité palestinienne qui refuse une telle idée. En conséquence, les contacts pour organiser un tel sommet ont été suspendus hier et le successeur de Shimon Pérès aura réussi, en quelques heures, à dire une chose et son contraire, à faire capoter l’initiative enclenchée en début de semaine par le roi Hussein et à compliquer encore plus une situation qui ne brillait pas à ce jour sa clarté.
«Si M. Arafat ne veut pas me rencontrer, tant pis. Il y a une crise entre nous parce qu’il veut nous empêcher de construire à Jérusalem, notre capitale vers laquelle le peuple juif a prié depuis trois mille ans», a déclaré M. Netanyahu à la télévision publique israélienne.
«L’important, c’est de savoir comment nous allons poursuivre le processus de paix que nous ne remettons pas en question», a-t-il encore dit.
M. Netanyahu a assuré qu’il avait «beaucoup œuvré pour ce processus, notamment en signant l’accord sur Hébron (du 15 janvier), en libérant des prisonnières palestiniennes, dont des meurtrières d’Israéliens, en transférant des fonds, beaucoup de fonds, à l’Autorité palestinienne, et enfinen décidant du prochain redéploiement militaire en Judée-Samarie» (Cisjordanie).
Auparavant, le premier ministre avait accusé M. Arafat de vouloir relancer le «terrorisme» pour répliquer au lancement du chantier d’un onzième quartier juif dans la partie arabe de Jérusalem annexée.
«Nous disposons de solides renseignements selon lesquels les responsables de l’Autorité palestinienne ont donné leur feu vert au plus dangereux terroriste pour qu’il commette des attentats suicide et des massacres», avait affirmé M. Netanyahu au cours d’une interview à plusieurs médias étrangers.
«Yasser Arafat a libéré le terroriste le plus notoire, qui est le responsable d’attaques anti-israéliennes meurtrières», avait-il ajouté, en allusion à la libération le 10 mars à Gaza d’Ibrahim Moukadmeh, un chef militaire du mouvement de la Résistance islamique Hamas, arrêté par la police palestinienne à la suite des attentats suicide sanglants de 1996.

Contacts interrompus

«J’exige que l’Autorité palestinienne revienne sur sa décision et remette ce terroriste en prison», a poursuivi M. Netanyahu.
«Le moment est venu où Yasser Arafat doit exercer son autorité et brider les terroristes», a encore dit le premier ministre, en soulignant qu’il avait donné l’ordre aux forces de sécurité israéliennes de «faire preuve de retenue».
M. Moukadmeh était accusé de diriger «la branche militaire secrète» du Hamas. Cette formation ainsi que le Jihad islamique avaient revendiqué les quatre attentats suicide qui avaient fait 58 morts en février et mars 1996 en Israël.
Selon M. Netanyahu, la construction d’un nouveau quartier juif dans la partie arabe de Jérusalem n’est pas prohibée par les accords d’autonomie, «alors que les Palestiniens les violent systématiquement». Le premier ministre israélien s’est toutefois déclaré persuadé que «le processus de paix se poursuivra».
«Nous ne supporterons aucune action terroriste», avait auparavant affirmé M. Netanyahu au cours d’un discours devant des lycéens à Dimona, dans le sud d’Israël.
Dans la nuit de lundi à mardi, la télévision publique israélienne avait annoncé que M. Netanyahu avait demandé à l’Egypte d’intervenir auprès du président palestinien pour organiser une rencontre avant le début des travaux de Har Homa. Mais dans la journée de mardi, un porte-parole palestinien indiquait que les contacts en vue d’un tel sommet avaient été suspendus. M. Marouan Kanafani, porte-parole de M. Arafat, déclarait à ce propos: «Un sommet n’aiderait pas à surmonter la crise. Le président Arafat ne peut rencontrer M. Netanyahu alors que celui-ci brandit une épée au-dessus de nos têtes». De son côté, le chef négociateur palestinien Saëb Erakat confirmait qu’il n’y avait «aucune arrangement pour un sommet». Quant à la télévision publique israélienne, elle croyait savoir qu’une réunion était «improbable».
Le plus virulent aura été le ministre israélien de la Justice Tzahi Hanegbi qui a été beaucoup plus loin encore que M. Netanyahu en menaçant indirectement M. Arafat de mort ou d’expulsion de Gaza en cas d’émeutes.

Rejet U.S.

Le département d’Etat a rejeté les accusations du premier ministre israélien contre le président palestinien Yasser Arafat.
«Nous ne pensons pas que ce soit vrai», a affirmé le porte-parole du département d’Etat Nicholas Burns. Il a expliqué que les Etats-Unis avaient, au contraire, reçu de M. Arafat des «assurances récentes qu’il est opposé à la violence et qu’il encouragera tous ses partisans dans la communauté palestinienne à renoncer à la violence».
Yasser Arafat veut «relancer le terrorisme» pour riposter au lancement des travaux d’aménagement d’un nouveau quartier juif à Jérusalem-Est; il n’empêche: les relations de Benjamin Netanyahu avec lui sont «bonnes et correctes». Mieux: le premier ministre israélien tient à le rencontrer, mais c’est le président de l’Autorité palestinienne qui refuse une telle idée. En conséquence, les contacts pour organiser un tel sommet ont été suspendus hier et le successeur de Shimon Pérès aura réussi, en quelques heures, à dire une chose et son contraire, à faire capoter l’initiative enclenchée en début de semaine par le roi Hussein et à compliquer encore plus une situation qui ne brillait pas à ce jour sa clarté.«Si M. Arafat ne veut pas me rencontrer, tant pis. Il y a une crise entre nous parce qu’il veut...