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Actualités - Chronologie

Castro défie les américains d'attaquer Cuba

LA HAVANE, 16 Mars (AFP). — Un an après la promulgation de la loi Helms-Burton, Fidel Castro défie les Américains de venir se battre au corps à corps sur le sol cubain et se déclare prêt à mourir les armes à la main.
«Nous pouvons encore tirer avec une arme, et nous pouvons nous battre, en tant que chefs ou comme de simples soldats», a averti samedi à La Havane le leader de la Révolution cubaine en parlant de lui et de son frère Raul, ministre des Forces armées et successeur désigné à la tête de l’Etat.
Vêtu de son treillis vert-olive et coiffé de sa légendaire casquette de toile, Fidel Castro a souhaité devant les officiers supérieurs cubains rassemblés sur la Place de la révolution que «la mort sera assez généreuse, lorsqu’elle viendra nous rendre visite, pour que nous puissions encore actionner une gachette, ou lancer une grenade, ou appuyer sur un bouton pour faire exploser une grosse mine».
«Les armes de la Révolution et du socialisme ne se rendent pas sans combat», a-t-il averti en déplorant l’ouverture au capitalisme de «notre sœur la Russie».
«Nous sommes prêts à donner nos armes aux Etats-Unis, s’ils viennent nous les arracher, une à une, en luttant face avec n’importe quelle arme, y compris à la baïonnette: on va bien voir si leurs gilets pare-balles résistent aussi aux baïonnettes et s’ils résistent aux autres armes et aux autres calibres de toutes les armes dont nous disposons», a-t-il lancé.
Washington entend favoriser à Cuba un processus de transition démocratique en exigeant au préalale le départ de Fidel Castro et de Raul, son frère et successeur désigné. Les Etats-Unis réclament également le démantèlement du ministère de l’Intérieur en suggérant que l’armée pourrait jouer un rôle dans un processus de transition démocratique.
Les officiers supérieurs cubains ont remis samedi aux deux frères Castro quinze volumes ayant à peu près les dimensions de gros annuaires téléphoniques et qui recueillent les signatures de plus de 250.000 officiers d’active et de réserve de l’armée et du ministère de l’Intérieur.
Le texte ainsi approuvé rejette le programme de transition préconisé par Washington et réaffirme la loyauté des cadres militaires au socialisme et à la Révolution.
Fidel et Raul Castro ont eux-mêmes paraphé le document: «Nous, nous sommes des hommes passage, et peu nous importe la mort, la mort naturelle ou au combat», a dit le Lider Maximo. «Le dernier honneur que nous demandons, Raoul et moi (...) c’est d’avoir toujours un poste de combat», a-t-il déclaré dans un discours conclu comme à l’habitude par le slogan: «Le socialisme ou la mort, la Patrie ou la mort: nous vaincrons».
«C’est un honneur que nous font les impérialistes lorsqu’ils veulent nous expulser de la Révolution, de la Patrie, de nos responsabilités», a estimé Fidel Castro.
«Nous sommes en 1977 et nous avançons, et cela en dépit des lois criminelles qu’ils accumulent contre nous. (Ces lois) nous créent, c’est vrai, de grandes difficultés, mais notre désir de lutte et de vaincre est plus grand encore», a-t-il affirmé.
Au lendemain du premier anniversaire de la promulgation par le président américain de la loi Helms-Burton, Fidel Castro l’avait qualifiée vendredi de «méthode grossière pour promouvoir la subversion» et avait ironiquement recommandé aux Américains de faire, eux, «la transition: de l’empire à la poubelle».
La loi Helms-Burton vise à renforcer l’embargo américain imposé depuis 35 ans à Cuba dans le but affiché de faire plier le régime castriste. Elle prévoit notamment des sanctions contre les entreprises étrangères faisant des affaires à Cuba en utilisant des biens ayant appartenu à des citoyens américains.
LA HAVANE, 16 Mars (AFP). — Un an après la promulgation de la loi Helms-Burton, Fidel Castro défie les Américains de venir se battre au corps à corps sur le sol cubain et se déclare prêt à mourir les armes à la main.«Nous pouvons encore tirer avec une arme, et nous pouvons nous battre, en tant que chefs ou comme de simples soldats», a averti samedi à La Havane le leader de la Révolution cubaine en parlant de lui et de son frère Raul, ministre des Forces armées et successeur désigné à la tête de l’Etat.Vêtu de son treillis vert-olive et coiffé de sa légendaire casquette de toile, Fidel Castro a souhaité devant les officiers supérieurs cubains rassemblés sur la Place de la révolution que «la mort sera assez généreuse, lorsqu’elle viendra nous rendre visite, pour que nous puissions encore actionner une...