Lors d’une conférence de presse au sujet d’une nouvelle implantation du groupe sud-coréen Daewoo Electronics en France, il a assuré que la procédure serait «transparente», ajoutant: «Tout le monde pourra déposer une offre».
Il a déclaré qu’il appartiendrait à Thierry Breton, nommé mardi à la tête de TMM, de faire des propositions.
«Nous attendons les propositions du nouveau président de Thomson Multimédia, qui a reçu comme objectif de redresser l’entreprise et de préparer, je le répète, une privatisation progressive et maîtrisée», a souligné Franck Borotra.
«Toutes les procédures peuvent être ouvertes. Ça peut être, si on trouve des partenaires immédiats, une privatisation à la manière de Bull mais ça peut être aussi d’autres choix».
Interrogé sur le délai nécessaire pour engager le processus, il a répondu plus tard: «Le plus vite sera le mieux».
Prié de dire si un appel d’offres pourrait être lancé cette année, il a ajouté: «Il appartient au nouveau président de Thomson Multimédia de nous faire les propositions les mieux adaptées à la réussite de cette privatisation».
Tout en assurant qu’il ne fallait «pas anticiper» la procédure qui sera choisie, Franck Borotra a longuement évoqué l’exemple du constructeur informatique Bull, dont Thierry Breton était jusqu’à présent le numéro deux et l’un des principaux artisans de la privatisation progressive.
Pour Bull, a-t-il expliqué, «on a trouvé trois partenaires de référence qui étaient Nec, Motorola et France Télécom. On a redéfini la stratégie de cette grande entreprise. On s’est engagé dans une «focalisation» sur les métiers de l’entreprise. Et le moment venu, c’est-à-dire le 31 décembre 1996, l’entreprise a basculé dans le secteur privé avec le renforcement de la responsabilité stratégique et de la participation de ses grands partenaires».
«C’est une procédure. Si le président de TMM en trouve une autre on est prêt à suivre la proposition qu’il fera».
Il a rendu hommage à Alain Prestat, qui était président de TMM depuis 1992, mais a ajouté que le plan de restructuration qu’il a engagé récemment, avec notamment la fermeture programmée de huit usines et la suppression de 8.000 à 10.000 emplois sur les quelque 45.000 que compte le groupe, devait être approfondi.
«Il faut à la fois trouver probablement une implantation et un partenariat plus forts sur les pays asiatiques, maîtriser les prix de revient pour être en état de suivre les conditions de la concurrence, et, en même temps, valoriser les atouts remarquables en direction du multimédia et du numérique».
TMM a annoncé jeudi dernier une perte nette de 3,13 milliards de FF pour l’exercice 1996, avec notamment une perte d’exploitation de 409 millions de FF sur un chiffre d’affaires de 37,767 milliards de FF (+3,6%). Alain Prestat avait alors indiqué qu’il espérait parvenir à un résultat d’exploitation équilibré en 1997 et qu’il comptait renouer avec les bénéfices après la récupération de certains brevets américains en 1999.


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