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Actualités - Chronologie

Mano à mano

CASTELLON (Espagne), 12 Mars (AFP). – L’un aime à toréer devant un public de femmes, mais refusait jusqu’à présent de se produire avec l’une d’elles. L’autre est la première femme à avoir défié le machisme du monde taurin en se proclamant «matador de toros»: Jesulin de Ubrique et Cristina Sanchez vont finalement partager l’affiche, lors de la corrida la plus attendue de la Feria de Castellon (est).
«Une femme n’a rien à faire au milieu d’une arène», avait affirmé à plusieurs reprises Jesulin de Ubrique, 23 ans, de son vrai nom Jesus Janeiro Bazan, pour justifier son refus de toréer aux côtés de Cristina Sanchez.
Il était le dernier à résister encore, tous les toreros acceptant désormais volontiers la présence de la célèbre «matadora». C’est même le plus vétéran d’entre eux, Curro Romero (61 ans), qui lui avait donné l’alternative en mai dernier à Nîmes, cérémonie lui permettant de devenir à 24 ans la première «matador de toros» d’Europe.

Pour femmes seulement

Presque unanimement reconnu pour son courage et son originalité – un peu moins pour son art –, Jesulin avait déclenché l’ire des aficionados puristes en organisant des corridas exclusivement réservées au public féminin, prétexte à toute sorte d’excès n’ayant que peu de chose à voir avec la tauromachie.
Le plus mémorable de ces spectacles, en octobre 1994 à Aranjuez, près de Madrid, avait rassemblé 9.000 femmes dans une atmosphère incroyable. Le matador avait occis six toros à lui seul sous des ovations telles que: «Je veux un enfant de toi» ou «Ubrique, tu as des couilles», récompensé par une pluie de petites culottes et de soutiens-gorge.
«Je ne veux même pas entendre parler de ça», déclarait Cristina Sanchez l’été dernier, interrogée par la presse sur ce qu’elle pensait de ce genre de spectacle. Pourtant, la torera s’est refusée à taxer de «machiste» le refus de Jesulin de toréer avec elle, attitude qui avait valu à l’une et à l’autre de tomber de l’affiche de nombreuses corridas importantes.
«Il n’y a jamais eu de mésentente avec Jesulin, plutôt des malentendus. Et si nous n’avons jamais torée ensemble, c’est plus une affaire d’accords entre imprésarios que de misogynie», a-t-elle assuré, évitant d’avancer toute hypothèse sur la cause de ce revirement de situation.
Les raisons de la «réconciliation» Sanchez-Ubrique, qui se traduira par le «mano a mano» de Castellon devant six taureaux de Salvador Domecq, demeurent mystérieuses. Interrogé, l’apoderado (imprésario) de Jesulin de Ubrique, Manolo Morilla, s’est pour sa part refusé à toute explication sur le sujet, soutenant qu’il n’y a «jamais eu de refus» de la part de Jesulin de se produire avec la torera.
CASTELLON (Espagne), 12 Mars (AFP). – L’un aime à toréer devant un public de femmes, mais refusait jusqu’à présent de se produire avec l’une d’elles. L’autre est la première femme à avoir défié le machisme du monde taurin en se proclamant «matador de toros»: Jesulin de Ubrique et Cristina Sanchez vont finalement partager l’affiche, lors de la corrida la plus attendue de la Feria de Castellon (est).«Une femme n’a rien à faire au milieu d’une arène», avait affirmé à plusieurs reprises Jesulin de Ubrique, 23 ans, de son vrai nom Jesus Janeiro Bazan, pour justifier son refus de toréer aux côtés de Cristina Sanchez.Il était le dernier à résister encore, tous les toreros acceptant désormais volontiers la présence de la célèbre «matadora». C’est même le plus vétéran d’entre eux, Curro Romero...