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Actualités - Chronologie

Plaziat tire sa révérence

PARIS, 11 Mars (Reuter). — Christian Plaziat a saisi l’occasion d’un dernier rendez-vous parisien, les championnats du monde d’athlétisme en salle, pour faire ses adieux définitifs à la compétition internationale.
Après quinze ans passés au plus haut niveau, le Français, champion du monde en titre, n’a pu conserver sa couronne à l’heptathlon, ce week-end à Bercy, ni même monter sur le podium. Il a terminé cinquième, à 39 points de la troisième place.
«J’ai quelques regrets d’être resté à quelques points du podium. Mais aucune amertume. Ce soir, je ressens beaucoup de bonheur et mes pensées vont vers ma famille, mes amis, les gens qui m’ont aidé et cela fait du monde», a déclaré celui qui reste détenteur du record d’Europe de la spécialité avec 6418 points.
«Mon résultat de dimanche prouve que je suis encore dans le coup mais je préfère me retirer comme cela. Plus au top mais pas encore à la rue. Je termine ici à un bon niveau, ce que je n’aurais pas cru possible il y a quelques mois. Je suis passé à côté de quelque chose, il s’en est fallu de peu mais c’est la loi du sport».
A presque 34 ans, Christian Plaziat quitte donc les pistes, les sautoirs et les aires de lancer avec un titre de champion d’Europe du décathlon en plein air, un titre mondial en salle et un record d’Europe de l’heptathlon. Il y eut aussi des déconvenues.

Des hauts
et des bas

Et s’il dit ne ressentir aujourd’hui aucune amertume, cela n’aura pas toujours été le cas. Au meilleur de sa carrière, tout semblait lui sourire. La suite fut moins facile.
Il lui a fallu faire face aux blessures, aux contre-performances et à l’abandon de certains de ses sponsors qui l’avaient fait beau, riche et bien portant et le laissaient ensuite blessé et sans ressources ou presque. Mais il a aussi su rebondir.
«L’important pour moi est de m’être battu jusqu’au bout, avec les hauts et les bas qu’un athlète et qu’un homme rencontrent forcément dans leur vie», a-t-il affirmé, serein, les yeux encore pleins de la grande banderole plantée dans les tribunes durant deux jours et qui disait: «Merci Christian pour ces quinze ans au plus haut niveau».

Trop
en forme

«Aujourd’hui, il s’agit vraiment d’adieux définitifs et ces adieux, ici à Bercy, auront été sympas. Durant toute ma carrière, les attentions les plus fortes me sont venues du public. J’aurais aimé leur faire cadeau d’une dernière médaille. Mais j’étais peut-être trop en forme, je n’ai pas su gérer toute cette énergie».
Licencié à l’US Talence et en convention avec France Télécom, Christian Plaziat ne sait pas encore de quoi sera fait son avenir. Il sait seulement qu’il aimerait se reconvertir dans une activité publique.
«J’ai toujours fait du «public», j’aime cela et j’aimerais continuer sur quelque chose de public. J’aimerais m’investir dans un club, dans une région, que ce soit dans le domaine politique ou économique».
PARIS, 11 Mars (Reuter). — Christian Plaziat a saisi l’occasion d’un dernier rendez-vous parisien, les championnats du monde d’athlétisme en salle, pour faire ses adieux définitifs à la compétition internationale.Après quinze ans passés au plus haut niveau, le Français, champion du monde en titre, n’a pu conserver sa couronne à l’heptathlon, ce week-end à Bercy, ni même monter sur le podium. Il a terminé cinquième, à 39 points de la troisième place.«J’ai quelques regrets d’être resté à quelques points du podium. Mais aucune amertume. Ce soir, je ressens beaucoup de bonheur et mes pensées vont vers ma famille, mes amis, les gens qui m’ont aidé et cela fait du monde», a déclaré celui qui reste détenteur du record d’Europe de la spécialité avec 6418 points.«Mon résultat de dimanche prouve que...