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Actualités - Chronologie

Paris refuse de fermer la porte de l'UE à Ankara

PARIS, 11 Mars (Reuter). – Le ministre français des Affaires européennes, Michel Barnier, a refusé de fermer la porte de l’Union européenne à la Turquie, contrairement à la position prise la semaine dernière par les dirigeants centristes de l’UE.
«Je pense qu’il est important pour la stabilité de l’Union, c’est-à-dire pour la stabilité de toute l’Europe, que la perspective européenne soit préservée pour les Turcs, même si nous savons bien qu’une adhésion a court terme ne serait pas réaliste», a-t-il déclaré dans une interview à Reuter.
Les dirigeants démocrate-chrétiens et centrises de l’Union, dont le chancelier allemand Helmut Kohl et ses homologues belge, italien, luxembourgeois, irlandais et espagnol, ont sèchement rejeté mardi dernier la candidature d’adhésion de la Turquie.
Le président du Parti populaire européen (PPE), Wilfried Martens, avait expliqué cette position par les violations des droits de l’homme et le fait que l’UE est un «projet de civilisation», allusion au caractère musulman de la Turquie.
«Ce point de vue est un point de vue, ce n’est pas le nôtre», a dit Michel Barnier. «La Turquie est un grand peuple dont l’Europe a besoin et qui a besoin de l’Europe».
Deux camps risquent donc de s’affronter quand les ministres des Affaires étrangères des Quinze se rencontreront le week-end prochain à Appeldoorn (Pays-Bas) pour débattre du dossier.
L’Union européenne avait entrepris sous l’impulsion de ses «grands» pays un spectaculaire rapprochement avec la Turquie en 1995 afin d’éviter qu’elle ne tombe aux mains des islamistes.
Un accord d’union douanière avait été signé après des décennies d’opposition de la Grèce, Etat membre de l’UE.
Mais les relations entre Ankara et Bruxelles se sont depuis lors considérablement refroidies.
Les Quinze reprochent au gouvernement islamiste son traitement des droits de l’homme et la Turquie a subi de plein fouet l’effet de l’abolition des frontières liée à l’Union douanière sans obtenir l’aide à la reconversion promise par l’UE mais toujours bloquée par le Parlement européen.
La menace brandie par la Turquie d’opposer son veto à l’élargissement de l’OTAN vers l’Est si sa candidature à l’adhésion de l’UE était rejetée, a aussi indisposé l’Union.
«Il faudra qu’un pays fasse très attention avant de prendre en otage l’élargissement de l’OTAN ou de l’Union européenne pour défendre ses propres intérêts», a dit Michel Barnier.
PARIS, 11 Mars (Reuter). – Le ministre français des Affaires européennes, Michel Barnier, a refusé de fermer la porte de l’Union européenne à la Turquie, contrairement à la position prise la semaine dernière par les dirigeants centristes de l’UE.«Je pense qu’il est important pour la stabilité de l’Union, c’est-à-dire pour la stabilité de toute l’Europe, que la perspective européenne soit préservée pour les Turcs, même si nous savons bien qu’une adhésion a court terme ne serait pas réaliste», a-t-il déclaré dans une interview à Reuter.Les dirigeants démocrate-chrétiens et centrises de l’Union, dont le chancelier allemand Helmut Kohl et ses homologues belge, italien, luxembourgeois, irlandais et espagnol, ont sèchement rejeté mardi dernier la candidature d’adhésion de la Turquie.Le président...