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Actualités - Chronologie

Les révélations sur le financement électoral US : un goutte-à-goutte impitoyable

LANSING (Etats-Unis), 7 Mars (AFP). — Les révélations sur les pratiques douteuses de la Maison-Blanche pour financer la récente campagne électorale du président Bill Clinton se poursuivent à un rythme quotidien, tel un goutte - à - goutte impitoyable.

Bien que la présidence se défend toujours d’avoir enfreint la lettre des lois régissant le financement des campagnes électorales, la polémique a déjà eu pour résultat d’accaparer totalement l’attention des médias et de reléguer au second plan toute l’action gouvernementale.
M. Clinton s’est rendu à Lansing, capitale du Michigan, pour vanter les mérites de ses propositions en matière d’éducation, mais la Maison-Blanche ne se faisait aucune illusion sur l’impact de son discours dans les médias, surtout après la dernière révélation sur le financement de la campagne démocrate.
D’après celle-ci, publiée par la presse américaine et confirmée par des responsables de la présidence, Margaret Williams, le chef de cabinet de la «First Laby» Hillary Clinton, a accepté en mars 1995 à la Maison-Blanche un chèque de 50.000 dollars destiné au Parti démocrate que lui a remis un homme d’affaires américain d’origine taïwanaise, Johnny Chung. Mme Williams a ensuite transmis le chèque au parti.
La loi interdit à un responsable gouvernemental de recevoir de l’argent à des fins électorales dans des bâtiments fédéraux.

Procureur
indépendant

Deux jours plus tard, M. Chung, qui a des intérêts économiques en Chine, était de retour à la Maison-Blanche avec six hommes d’affaires chinois pour assister dans le bureau ovale à la lecture par M. Clinton de son allocution radiodiffusée hebdomadaire. Les sept visiteurs avaient ensuite posé pour une photo avec le président.
Pour ses détracteurs, ces événements illustrent une fois de plus la tactique employée par M.Clinton durant la campagne: l’octroi de faveurs utilisant les avantages que procure la Maison-Blanche — une nuit dans la chambre à coucher Lincoln, une invitation à une réception ou un voyage à bord d’Air Force One — pour inciter les sympathisants politiques à sortir leur carnet de chèques.
M. Chung, au centre de la controverse sur le financement de la campagne démocrate, avait donné 366.000 dollars au parti, un investissement apparemment rentable, puisqu’il était devenu un habitué de la Maison-Blanche, où il est venu au moins 49 fois entre 1994 et 1996. Le parti a rendu la totalité de cette somme à M. Chung.
On ignore encore si d’autres chèques avaient été remis dans l’enceinte de la Maison-Blanche. Mais il n’y avait aucun doute que cet incident va encore accroître les appels en faveur de la nomination par le département de la Justice d’un procureur indépendant pour enquêter sur cette affaire comme le réclame l’opposition républicaine.

Et les républicains?

Il ne s’agit là que de la dernière mauvaise nouvelle en date pour M. Clinton et les démocrates. Mercredi, on avait appris que Mme Clinton, contrairement à ses dires, avait montré un intérêt certain dans l’utilisation à des fins électorales d’une banque de données contenant plusieurs centaines de milliers de noms et créée par la Maison-Blanche sur des fonds publics.
Dimanche, un long article du «Washington Post» montrait que le vice-président Al Gore avait passé de nombreux coups de téléphone de la Maison-Blanche à des donateurs potentiels pour réclamer des fonds, ce qui, pour de nombreux experts, est illégal.
M. Gore s’était défendu d’avoir violé la loi en affirmant que ces conversations avaient été payées avec une carte de crédit du Parti démocrate. Mais sa porte-parole a dû rectifier: les appels ont été payés par la campagne Clinton-Gore, ce qui n’était théoriquement pas permis.
Bref, chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles pour la Maison-Blanche et le Parti démocrate, qui enragent de voir les collectes de fonds des républicains échapper à la curiosité de la presse.
«Est-ce que vous croyez qu’il n’y a pas eu de chèques remis au Capitole?» (siège du Congrès, contrôlé par l’opposition répulicaine), demandait ainsi à Lansing un responsable de la Maison-Blanche.
LANSING (Etats-Unis), 7 Mars (AFP). — Les révélations sur les pratiques douteuses de la Maison-Blanche pour financer la récente campagne électorale du président Bill Clinton se poursuivent à un rythme quotidien, tel un goutte - à - goutte impitoyable.Bien que la présidence se défend toujours d’avoir enfreint la lettre des lois régissant le financement des campagnes électorales, la polémique a déjà eu pour résultat d’accaparer totalement l’attention des médias et de reléguer au second plan toute l’action gouvernementale.M. Clinton s’est rendu à Lansing, capitale du Michigan, pour vanter les mérites de ses propositions en matière d’éducation, mais la Maison-Blanche ne se faisait aucune illusion sur l’impact de son discours dans les médias, surtout après la dernière révélation sur le financement de...