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Actualités - Chronologie

Pekin : politique étrangère inchangée après la mort de Deng Xiaoping

PEKIN, 7 Mars (AFP). — La Chine a affirmé vendredi que sa politique étrangère ne changera pas malgré la disparition de l’ancien patriarche du régime Deng Xiaoping, mais a averti la communauté étrangère de ne pas se mêler des affaires de Hong Kong et de Taïwan. Lors d’une conférence de presse accordée pendant la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), le ministre chinois des Affaires étrangères Qian Qichen a déclaré que la Chine continuera d’adhérer à la politique étrangère menée lorsque Deng dirigeait encore le pays.

«Il n’y aura pas de changement», a-t-il dit.
Deng Xiaoping, qui a été l’artisan du développement économique et de l’ouverture de la Chine, est décédé le 19 février à l’âge de 92 ans.
M. Qian, qui est également vice-premier ministre, a cependant affirmé clairement que la Chine d’après Deng ne supportera pas une quelconque ingérence dans les affaires de Hong Kong et de Taïwan, considérées par Pékin comme parties du territoire chinois.
«Si certains pays pensent avoir le droit de s’ingérer dans les affaires de la Région administrative spéciale de Hong Kong, ils vont trop loin», a-t-il dit en référence au nom officiel que prendra la colonie britannique après sa restitution à la Chine le 1er juillet.
Le ministre a au passage décoché une flèche au gouvernement britannique en qualifiant de «déraisonnable et inutile» l’opposition de Londres au plan de la Chine d’abolir le Parlement actuel de Hong Kong pour le remplacer par un Parlement provisoire.
A propos de l’île de Taïwan, gouvernée par les nationalistes chinois depuis leur défaite devant les communistes de Mao Tsétoung en 1949, M. Qian a exclu toute reprise des discussions de normalisation avec les autorités taïwanaises tant que Taipeh continuera de refuser d’adhérer au principe d’«une seule Chine».
Ces discussions semi-officielles ont été suspendues par Pékin à la suite de la visite aux Etats-Unis du président taïwanais Lee Teng-hui en juin 1995.
A propos des Etats-Unis et de l’Union européenne, le ministre a déclaré que les relations se développent de façon satisfaisante.
«Je suis confiant que nous pouvons espérer un développement des relations sino-américaines», a-t-il dit, en réponse aux prévisions pessimistes de certains milieux aux Etats-Unis qui jugent inévitable un affrontement entre les deux puissances.
«Il n’y a aucune raison pour que la Chine et les Etats-Unis soient en conflit, à moins que l’Administration américaine n’ait le désir d’enfreindre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine», a dit le ministre, dans une allusion claire à la question sensible de Taïwan.
Les relations avec les pays de l’UE sont «tout à fait bonnes», a-t-il poursuivi. Il a estimé que la prochaine visite en Chine la mi-mai du président français Jacques Chirac aura une «grande signification» pour les relations franco-chinoises.
Mais sur la question épineuse des droits de l’homme, M. Qian a averti les Etats-Unis et l’Union européenne qu’ils s’exposent à une nouvelle défaite s’ils présentent cette année encore une résolution anti-chinoise à la Commission des droits de l’homme de l’ONU à Genève.
Enfin en Asie, le chef de la diplomatie chinoise a consacré un long développement à la tension dans la péninsule coréenne, et a déploré les «troubles» qui émaillent fréquemment les relations sino-japonaises.
A propos de l’affaire du haut dignitaire nord-coréen réfugié depuis près d’un mois au consulat sud-coréen de Pékin, M. Qian a laissé entendre que la Chine prendra en compte également les intérêts de Pyongyang pour résoudre la crise.
«La Chine va suivre le droit international (..) pour résoudre ce problème, mais dans le même temps, nous allons prendre en considération la nécessité de maintenir la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne», a-t-il dit.
Hwang Jang-yop, idéologue du régime nord-coréen, a fait défection le 12 février, mais la Corée du Nord refuse d’accepter son départ vers Séoul.
M. Qian a par ailleurs annoncé que la Chine et le Japon célébreront en septembre le 25e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. «Malheureusement, ces relations ont souvent été l’objet de troubles divers», a dit le ministre. «Nous espérons que nous pourrons minimiser de tels troubles afin de développer nos relations sur une base saine», a-t-il ajouté. La principale pomme de discorde entre Pékin et Tokyo reste le danger — réel selon la Chine — d’une résurgence du militarisme japonais.
PEKIN, 7 Mars (AFP). — La Chine a affirmé vendredi que sa politique étrangère ne changera pas malgré la disparition de l’ancien patriarche du régime Deng Xiaoping, mais a averti la communauté étrangère de ne pas se mêler des affaires de Hong Kong et de Taïwan. Lors d’une conférence de presse accordée pendant la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), le ministre chinois des Affaires étrangères Qian Qichen a déclaré que la Chine continuera d’adhérer à la politique étrangère menée lorsque Deng dirigeait encore le pays.«Il n’y aura pas de changement», a-t-il dit.Deng Xiaoping, qui a été l’artisan du développement économique et de l’ouverture de la Chine, est décédé le 19 février à l’âge de 92 ans.M. Qian, qui est également vice-premier ministre, a cependant affirmé...