Thomson-CSF a ainsi dégagé un bénéfice net, part du groupe, de 745 millions de FF en 1996 contre une perte de 791 millions l’année précédente après prise en charge par le groupe d’électronique de défense de sa quote-part de 1,8 milliard de FF de pertes sur la banque.
«Thomson-CSF a pu retrouver un compte bénéficiaire, la banque ne pesant plus sur les comptes de l’entreprise, maintenant complètement recentrée sur l’aspect électronique de défense», a déclaré à la presse et aux analystes financiers le président Marcel Roulet.
Le résultat d’exploitation du groupe a progressé de 5,6% à 2.069 millions de FF, maintenant ainsi la marge opérationnelle dans la fourchette des 5% à 6% (5,7% contre 5,5% en 1995). Cette marge, dans la norme européenne, reste toutefois nettement inférieure à celle des grands groupes américains de la défense où elle avoisine les 10%.
Cette différence de rentabilité s’explique par l’autofinancement par le groupe d’une partie importante des coûts de recherche et développement, financés par le client aux Etats-Unis, a déclaré le directeur financier Alain Hagelauer.
Marcel Roulet s’est montré optimiste sur les perspectives de progression du résultat d’exploitation en 1997. «Le chiffre d’affaires devrait s’inscrire en progression, il n’y a pas de raison qu’il n’en soit pas de même pour le résultat opérationnel», a-t-il déclaré.
En 1996, le chiffre d’affaires de Thomson-CSF a progressé de 2,2% à 36.271 millions de FF.
Marcel Roulet a estimé que le cahier des charges, encadrant précisément les conditions de reprise du groupe, devrait être publié prochainement. «On peut supposer que c’est une question de quelques jours à une semaine. Ce sera, je pense, rapide».
Il a souhaité que ce cahier des charges reprenne et précise les objectifs formulés par le gouvernement le 19 février dernier lors de l’annonce de son choix en faveur d’une procédure de gré à gré avec cahiers des charges.
Les pouvoirs publics, qui conserveront une action spécifique dans Thomson-CSF, souhaitent en faire un pôle d’électronique de défense de taille mondiale.
Le gouvernement a suspendu le 4 décembre 1996 la première tentative de privatisation par gré à gré mais sans cahier des charges de Thomson-CSF, qui était alors couplée à celle de Thomson Multimédia.
La commission de privatisation s’était auparavant opposée à l’offre présentée conjointement par le groupe Lagardère et le coréen Daewoo, préférée alors par le gouvernement à celle présentée par Alcatel Alsthom.


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