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Actualités - Chronologie

Les ruines des églises seront épargnées

JERUSALEM, 5 Mars (AFP). — Des vestiges d’églises des époques byzantine et croisée, sur le site où Israël veut construire une nouvelle colonie juive à Jérusalem-Est, seront épargnées par le projet, a indiqué mardi un responsable du département israélien des Antiquités.
«Cette partie du site n’avait pas été expropriée par le gouvernement», a indiqué Jon Seligman, archéologue du district de Jérusalem au département israélien des Antiquités, en réponse aux protestations des dignitaires chrétiens de la Ville sainte.
Si le gouvernement avait tenté d’inclure les sites archéologiques dans le projet, «nous aurions été en sérieux conflit» avec lui, a dit M. Seligman, ajoutant que «les plans nous ont été soumis, il y a près de quatre ans, pour mettre les choses au clair avec nous».
Les prélats chrétiens de Jérusalem avaient protesté auprès du gouvernement israélien à la suite de sa décision de construire 6.500 logements pour des juifs, sur le site de DJebel Abou Ghneim (Har Homa pour les Israéliens) où se trouvent des ruines d’églises datant des époques byzantine et croisée.
Selon une archéologue de l’Université hébraïque de Jérusalem, les pèlerins croisés s’arrêtaient dans ces églises lorsqu’ils se rendaient de la Ville sainte à Bethléem, en Cisjordanie.
«Non seulement cette colline était le site d’un monastère byzantin, mais aussi celui d’une intense activité liée à l’histoire chrétienne ancienne», a écrit Mme Judith Green dans un rapport.
Des fouilles menées depuis 1940 par les Pères franciscains de Terre sainte avaient également révélé les vestiges de pressoirs à huile et vin, sur l’un des sites traversés également par un aqueduc qui acheminait l’eau des environs de Bethléem vers Jérusalem.
Pour M. Seligman, les deux sites — d’une superficie de neuf hectares — sont entourés de clôtures et ne seront pas touchés par la construction, ni le voisinage des colons juifs.
Les routes d’accès aux alentours devaient à l’origine traverser plusieurs points de l’aqueduc, mais les plans ont été modifiés pour ne plus toucher qu’un seul point, a ajouté M. Seligman.
Selon Mgr Timothée, évêque du Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem, «les chefs des communautés chrétiennes ont adressé une déclaration commune aux autorités israéliennes pour protester contre le projet».
Les prélats qui ont eu connaissance du rapport non encore publié de Mme Green, n’ont pas indiqué s’ils avaient l’intention de faire appel auprès de la Cour suprême d’Israël.
Mme Green a toutefois affirmé avoir essayé d’attirer l’attention des chrétiens sur l’importance historique du site par le biais d’un mouvement de gauche israélo-palestinien «Rapprochement».
JERUSALEM, 5 Mars (AFP). — Des vestiges d’églises des époques byzantine et croisée, sur le site où Israël veut construire une nouvelle colonie juive à Jérusalem-Est, seront épargnées par le projet, a indiqué mardi un responsable du département israélien des Antiquités.«Cette partie du site n’avait pas été expropriée par le gouvernement», a indiqué Jon Seligman, archéologue du district de Jérusalem au département israélien des Antiquités, en réponse aux protestations des dignitaires chrétiens de la Ville sainte.Si le gouvernement avait tenté d’inclure les sites archéologiques dans le projet, «nous aurions été en sérieux conflit» avec lui, a dit M. Seligman, ajoutant que «les plans nous ont été soumis, il y a près de quatre ans, pour mettre les choses au clair avec nous».Les prélats chrétiens...